30.05.2012

Facebook sur la corde raide

Bien que Facebook soit le réseau social le plus utilisé et celui qui rapporte le plus de capital aujourd'hui, de nouvelles plateformes similaires voient le jour. La concurrence se fait toujours plus forte et l'innovation doit être permanente.
Le titre « FB » à  38 dollars, le vendredi 18 mai 2012, date de son entrée en bourse (image : lemonde.fr) Facebook, sous les critiques après son entrée en bourse (image : wpblogtips.com)

Depuis le début de l’année et suite aux nombreuses critiques dont il a fait l’objet, notamment son entrée en bourse ratée et le ralentissement de sa croissance ce trimestre, le groupe Facebook a de quoi se méfier.

 

Une concurrence accrue

Depuis que Facebook a vu le jour, de nombreux autres réseaux sociaux ont émergé. Tumblr., Pinterest, Twitter, Linkedin, Myspace, Youtube, ou encore Google + sont les nouveaux réseaux en vogue.

 

Peu à  peu les services se ressemblent: ils utilisent tous la fonction grâce à  laquelle les utilisateurs peuvent intégrer le contenu d’autres sites web à  leurs profils, tels que les messages, les actualités d’un blog ou les vidéos. Pour exister sur la toile, les petits réseaux sociaux doivent se spécialiser. Il visent la complementarité des sites les plus utilisés. Ainsi, il existe des sites sociaux spécialisés dans des domaines spécifiques: BakeSpace s’adresse aux cordons bleus anglophones, Famicity se destine aux familles ou encore People Memory, dédié aux défunts.

 

Facebook se doit alors de créer des partenariats avec certains d’autres eux afin de suivre le mouvement et garder l’avantage du monopole: c’est ainsi qu’en novembre 2010 il a crée un partenariat avec Myspace et en mars 2012, avec Ebay.

 

Le géant en déclin ?

Facebook a vu le jour sur le campus de Harvard en février 2004, façonné par son fondateur Mark Zuckerberg. Son succès est immense: cette année, on attend un dépassement du seuil d’un milliards d’inscrits. Le vendredi 18 mai dernier, Facebook entre en bourse – coté au Nasdaq, indice de valeurs technologiques- avec 421 millions de titres à  38 dollars et une valorisation de 104 milliards de dollars.

 

Malgré cette entrée en fanfare, le 22 mai, c’est la chute: 19 milliards de dollars sont déjà  perdus et le titre Facebook poursuit sa dégringolade le lendemain pour atteindre 31,12 dollars de perte à  la clôture. Au total, l’action “FB” a perdu 18,42% de sa valeur depuis son introduction en bourse le 18 mai. Suite à  ce fiasco, le collectif d’actionnaires, s’estimant lésé, veut porter l’affaire en justice: l’opinion publique se retourne contre Facebook.

 

Le principal revenu de Facebook est concentré sur la publicité. Le 16 mai dernier, le constructeur automobile américain General Motors a fait savoir qu’il n’achèterait plus d’espaces publicitaires sur Facebook. Coup dur pour celui-ci, qui touchait plus de 10 millions de dollars pour ses affiches publicitaires. Cette perte s’ajoute au rythme de croissance qui a fortement ralenti ce deuxième trimestre 2012. Aujourd’hui, les raisons qui éloignent les internautes de FB sont multiples; manque de confiance dans la politique de confidentialité, abus d’exploitation des données personnelles, de nombreuses polémiques entre employés  et employeurs au sujet d’abus d’usage sur le lieu de travail, manque d’innovations dans ses fonctionnalités, manque de profondeur et de contenus et bien sür, émergence de nouveaux réseaux sociaux, plus ciblés aux besoins des groupes.

 

Facebook est le leader des réseaux sociaux sur le web, mais il n’est pas indélogeable à  terme. L’innovation et la création de services doivent être constamment réadaptées et renouvelées. Si tel n’est pas le cas dans les prochaines années, alors il risquerait de perdre sa longueur d’avance.

 

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