07.11.2011

Kurztrip nach Pattaya

Text by Myriam Blal
Le porte-bagage imprime sa marque sur mes muscles fessiers, mes mains nues s´accrochent au manteau de ma camarade de voyage et le vent du nord se faufile sous mon manteau. Nous prenons de la vitesse, ce qui empire le tout ! Zürich défile sous mes yeux : Kreis 6, 10, 5, 4...
Photo © Sascha Groß

On descend le flanc du Zürichberg, la nuit est déjà  bien installée et les noctambules ont pris possession des lieux. Après une soirée dans une WG à  l´architecture mystérieuse avec des cabinets au beau milieu de escalier, la suite du programme est tout aussi délirante.

 

Entre marche de santé et ballade à  vélo, après nous être perdues plusieurs fois, nous arrivons enfin dans la Badenerstrasse, une des plus longues rues de la ville. Le spectacle qui nous y attend est des plus étranges. Le long d´un établissement aux vitres tintées se dessinent des courbes généreuses qui nous laissent deviner le genre de créatures qu´abritent le Pattaya. C´est pourtant bien la bonne adresse…

 

Apparemment cet ancien quartier rouge s´assagit au même titre que la Langstrasse, sa voisine. Lentement, les sex shops cèdent leur place à  des kiosques et les cabarets comme celui qui nous fait face louent leurs antres à  d´autres types de festivités.

 

En l´occurrence, ce soir, c´est le monde électro qui a pris possession des lieux. Le contraste est surprenant. Dans un minuscule espace s´entasse des dizaines de personnes aux différents degrés d´alcoolémie. Du couple d´un soir titubant qui s´amuse avec la barre de striptease aux trentenaires branchés qui sirotent une bière en tapant le rythme du pied, en passant par les danseurs déchaînés qui vibrent au son de la musique ; et tout ce petit monde dans une ambiance pseudo thaïlandaise des années 70′ avec décors en osier, plantes tropicales et abat-jours crochetés. Finalement, comme c´est une soirée privée et qu´il serait dommage de ne pas pousser le trait rétro, l´interdiction de fumer a été jetée aux oubliettes. Ajoutez donc de gros nuages de fumée blanche sur le tableau et vous aurez une image très précise de mon jeudi soir… à  savoir : embrumé !

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