24.10.2011

Cosmopolitan in the City

Text by Myriam Blal
Autour d'un verre ou ailleurs, toutes les occasions sont bonnes pour réfléchir sur le monde qui nous entoure.
Photo : Myriam Blal

En traversant la Brasserie Lipp, un ascenseur s´ouvre quelques étages plus haut sur un bar circulaire avec une vue renversante sur la ville. Le panorama du Jules Verne s´étend sur toute la vieille ville et le Kreis 1.

 

Autour d´un cocktail aussi chic que cher, la conversation traite du sujet des expatriés, ces voyageurs qualifiés qui quittent leur zone Euro pour tenter leur chance dans la contrée des irréductibles du Franc suisse. Que ce soit de France, d´Allemagne d´Italie ou encore simplement de l´autre côté du Röstigraben, tout le monde vient chercher le changement à  Zürich.

 

Bien qu´elle soit la deuxième ville au monde la plus chère, Zürich attire par son aspect « Big City Life». Centre d´affaires ou culturel, la Limmatstadt est en perpétuel mouvement. On trouve des fast-foods ouverts 24h sur 24, les bars et les restaurants ne désemplissent pas et les événements, concerts et d´autres soirées guindées se succèdent. Des appartements se libèrent tous les jours et se louent pour des périodes limitées. Les gens vont et viennent au même titre que les touristes.

 

Même si pour ces travailleurs venus d´ailleurs la qualité de vie zurichoise est agréable à  expérimenter au quotidien, ils s´effraient tout des mêmes du coût de cette-vie là . Les salaires sont peut-être doublement plus élevés, mais les prix de chaque activité qui sortirait du schéma « métro-boulot-dodo » sont triplement plus hauts. Certains s´accoutument de cet état de fait, alors que d´autres pour lesquels le Heimweh est trop fort repartent après quelques années de bons et loyaux services.

 

Tout change, se modifie et se transforme par ici. Zürich dégage cette atmosphère d´éphémère. A la manière d´un premier flirt, on tombe amoureux devant sa beauté, on aime sa nouveauté et on profite de chaque instant dans ses bras, mais on sait que ce n´est pas en sa compagnie que l’on finira nos jours.

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