05.02.2011

Viv(r)e la St. Valentin

Quand on est célibataire, ou amoureux frustré, et que l'on voit les cS«urs partout, les petits cadeaux, les douces intentions, l'image même du couple heureux affiché avec autant d'exubérance, quand on est enfant et qu'on regarde son amie recevoir du bon chocolat, quand on est ado, et qu'on aimerait bien, on envie tous, à  un moment, les gens qui fêtent ce jour.
Source: http://www.gala.fr/lifestyle_de_star/cuisine/dernieres_tendances/cadeaux_special_saint-valentin_102223

Quoi qu’on en dise, on pense tous ce « je l’aurai un jour, je l’aurai » si connu. Et lorsqu’enfin on l’a, cet amour qui donne des ailes, lorsqu’on peut fêter sa toute première St. Valentin, c’est encore meilleur que le chocolat. C’est ce sentiment de revanche sur la vie, sur les chagrins passés. Pouvoir enfin fêter ce fameux jour dédié aux amoureux.

 

Donc proscrire la St. Valentin, c’est forcément un peu hypocrite. Comme Noël, on peut ne pas aimer son côté commercial, son côté cul-cul, son côté exhibitionniste du couple parfait. Mais comme Noël, on est heureux lorsqu’on peut participer. Recevoir, donner. Oui, on peut offrir des cadeaux n’importe quel jour de l’année. Mais Noël a ça de magique qu’il réunit tout le monde, qu’il est sous la neige, qu’il fait du bien. Et même si nous savons qu’il existe des gens seuls qui ne reçoivent rien, nous ne voulons pas l’interdire pour autant.

 

La St. Valentin, c’est pareil. Oui, il y a des gens seuls, pour qui c’est un supplice de voir toute ces cascades gluantes d’amour et d’angelots roses. Mais lorsque l’on cesse d’être seul, faire partie de ces couples qui se bécotent devant une fondue au chocolat dans un caquelon rose en forme de cŠ«ur, c’est jubilatoire.

 

C’est pour ça qu’il faut garder la St. Valentin : contrairement à  Noël, ou aux anniversaires que l’on peut fêter chaque année, la St. Valentin est bien souvent aléatoire. Personne ne peut la fêter chaque année de sa vie, il y a forcément un moment, au début, à  la fin, au milieu, une année sur deux, où l’on est seul. Et si sur le moment c’est difficile, si l’on en veut à  la planète entière de nous infliger ce maudit 14 février, quand tout à  coup on peut le récupérer, ou enfin le fêter, je ne connais personne qui n’en soit pas heureux. Même si on ne le fête pas de façon ostentatoire, même si on la trouve trop commerciale, simplement se dire « c’est la fête des amoureux, et j’ai un(e) amoureux(se) , je ne suis pas seul(e)» soulage, permet de respirer tranquillement ce jour là . Ce sont des petits besoins que nous avons tous à  un moment dans sa vie, des petits riens qui font du bien. Comme lire une histoire d’amour déchirante, et penser à  la chance qu’on a d’avoir un mari ou une femme attentionné, ou au contraire, voir un film d’amour et de rêver avec espoir au jour où on nous serreras dans ses bras.

 

La St. Valentin, finalement, c’est un peu comme le chocolat : on peut le trouver trop gras, trop cher, trop superficiel ou mauvais pour la ligne : n’empêche, le jour où on peut enfin mordre à  pleine dents dans un bon carré fondant alors qu’on attendait ce moment depuis longtemps, un sentiment de bien être, de justice et de bonheur nous envahit rapidement. Et les kilos en trop, on y pensera plus tard.

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