26.02.2011

CFF : Prochain arrêt, augmentation

Le conseil fédéral l'a annoncé en janvier dernier, les tarifs CFF subiront une hausse d'environ 10%. Cette augmentation est destinée à  financer les infrastructures prévues par le projet Rail 2030.

La stratégie de financement des transports proposées par Doris Leuhtard s’attaque en fait, à  la mobilité, que la Suisse alongtemps favorisée. En effet, pour le conseil fédéral, il faut rendre la mobilité interville moins intéressante, notamment en proposant une baisse de la déduction fiscale des frais de déplacement professionnels. D -˜un autre côté, la révision de la loi sur l’assurance-chômage exhorte les chômeurs à  accepter du travail en dehors de leur lieu d’habitation, paradoxal avez vous dit?

 

Les principales cibles de cette augmentation, sont donc en premier lieu les pendulaires. Parmi eux, un grand nombre de salariés, mais aussi un certain nombre d’étudiants.

Quelques uns ont réussi à  se loger sur place, mais pour beaucoup, il faut faire les trajets tous les jours. Ainsi, pour ceux qui ont choisi le train, une hausse de 10% représente une augmentation considérable des coûts.

 

Bien que les CFF proposent un abonnement général à  tarif réduit pour les jeunes (16-25 ans) ou pour les jeunes étudiants (25-30, sur présentation d’une attestation de la fréquentation d’une université reconnue) le prix reste tout de même élevé (2400 chf par an). Sans compter les indéniables inconvénients du train (un horaire fixe, pas de place assise aux heures de pointes, trajet de la gare au lieu souhaité…). Ces inconvénients sont en soit assez minimes, mais lorsqu’accompagné d’une hausse des prix, ils pèsent en défaveur du train.

 

Finalement on peut se demander si la voiture n’est pas moins chère. En effet, dans une optique d’économie, certains ont opté pour le covoiturage. Contrairement aux CFF, ici, plus on est, moins ça coûte. Ainsi si vous êtes quatre étudiants le prix de l’essence, du service, de la vignette est divisé par quatre, ce qui est non négligeable.

Pour ceux qui possèdent une voiture, il est donc plus intéressant de chercher trois autres étudiants, ou collègues que de débourser le prix d’un AG.

 

Le réel problème avec cette hausse des prix, c’est qu’elle en préfigure d’autres. On peut alors se demander si, dans le futur, nous n’aurons pas un réflexe quasi pavlovien de choisir la voiture avant le train.

Ecologiquement ce réflexe serait déplorable, mais représenterait, pour un grand nombre, un avantage économique, un gain de temps et un certain confort.

 

On ne peut donc qu’espérer que cette hausse des tarifs mène à  une amélioration des prestations de service des CFF et pourquoi pas, dans quelques années, à  des offres rendant le train aussi attrayant que le covoiturage.

 

 

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