03.07.2010

J’emmerde le politiquement correct!

Text by Clara Skupien
Personne à  croissance réduite, hôtesse de caisse et autres personnes à  vocalisation différenciées... Mais c'est quoi cette hypocrisie?!
Par Olivier Hodac

J’emmerde le politiquement correct. Oui, absolument. Cette invention récente me semble être d’une hypocrisie des plus étranges – grosse comme une maison, mais une maison invisible apparemment, car personne n’a l’air de s’apercevoir de ce paradoxe…

Soyons donc francs, pour une fois, et disons les choses clairement: pourquoi avons-nous peur d’appeler un chat un chat? Notre bien-aimée société consensuelle, consentante et profondément bien pensante (croit-elle) se régale de politiquement correct, dans l’espoir, peut-être, de s’imaginer tolérante et ouverte.

Là , première objection. Il paraît qu’on n’a plus le droit de dire un noir, il faut maintenant parler de personne de couleur. Mais ça n’a aucun sens! Est-ce que les gens sont bleus ou verts maintenant? Qu’est-ce qu’on doit dire des blancs alors? Qu’ils sont couleur lait, neige, incolores? Mais vraiment!

Deuxièmement; quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi, mais alors pourquoi est-ce que ce sont toujours les mêmes qui gagnent les émission télévisées du type Star Ac’ et cie? Ce sont – à  choix – des gens malades, étrangers (surtout les noirs), discriminés ou handicapés. (Remarquez que si plusieurs termes conviennent à  une seule personne, alors là  c’est le nirvana!).

Franchement, juste là  comme ça, en toute franchise, permettez-moi de dire ce que j’en pense: HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.

C’est pas comme ça qu’on va s’ouvrir à  la tolérance et à  la fraternité, mes chers…

Un concierge aura-t-il un métier différent – plus prestigieux, si on l’appelle plutôt technicien de surface? Les gens qu’on décrit comme ronds perdent-ils soudainement trente kilos parce que l’adjectif a changé?

Pfff, à  mon avis, c’est plutôt l’inverse, en effet, le simple fait de contourner le terme de base montre qu’il offense, et du coup, sa non-utilisation blesse bien plus que le mot en lui-même.

Tout cela montre bien à  quel point on nous impose un moule – de la manière d’être comme de penser, et c’est vraiment dommage…

Mais bon, le conformisme dans lequel nous baignons jusqu’aux oreilles (au moins) nous impose cette attitude ridicule, alors soit, puisque c’est ainsi, tolérons cela…

Mais tout de même, bravo, et surtout bon courage à  ceux qui essayeront de résister!

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