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Bilan positif pour l’accueil des réfugiés à Genève

Cela fait presque trois ans que le projet pilote de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) a été initié en Suisse. Mais ce n’est que depuis novembre 2015 que des familles genevoises peuvent accueillir des réfugiés. «Nous avons directement eu le soutien des autorités à Genève, ainsi que celui de l’Hospice général», explique Miriam Behrens, directrice de l’organisation basée à Berne.

Un an après avoir placé deux réfugiés érythréens à Genève, l’OSAR a permis à 24 personnes supplémentaires d’être accueillies dans 13 familles genevoises, sans compter les 34 réfugiés placés indépendamment par l’Hospice général. Une collaboration entre les deux organes jugée essentielle puisqu’à long terme l’OSAR souhaite se retirer des opérations et laisser les localités gérer la situation.

Si le bilan du projet «Familles d’accueil» à Genève est positif pour l’OSAR, il reste encore «400 personnes dans les abris de protection civile», rappelle Christophe Girod, directeur de l’Hospice général. Mauro Poggia, conseiller d’Etat en chargé des affaires sociales, estime que Genève peut mieux faire et se joint à l’appel de l’OSAR faite aux familles genevoises et suisses: «L’intégration n’est pas qu’une affaire d’Etat, c’est une tâche de la collectivité toute entière. Une étape qui passe nécessairement par l’hébergement, l’apprentissage de la langue et la recherche d’un métier», estime l’élu.

Le constat est également positif chez les familles d’accueil. Agnès Ritz qui héberge Elie, un jeune syrien, dans sa maison à Gy (GE), raconte son expérience: «Avec mon mari, nous avons toujours loué une chambre à des étudiants, puis nous avons décidé d’accueillir un réfugié en pensant que cela sera la même chose. On s’est très vite aperçu que ce n’est pas pareil. C’est un véritable travail d’apprivoisement réciproque. Elie est devenu un fils adoptif de plus pour nous».

Pour pouvoir accueillir un réfugié chez soi, certains critères sont importants comme celui d’offrir une chambre meublée avec possibilité de fermeture à clé «disponible pour au minimum douze mois», précise la directrice de l’OSAR. Prêt à travailler avec de nouvelles familles à Genève, Julia Vieille, responsable du projet «Familles d’accueil» à l’OSAR, lance un appel aux familles qui sont prêtes à offrir un toit et un peu de temps à des personnes requérantes d’asile ou réfugiées.