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L’ère du plastique

Le Zéro Déchet est-il une utopie ?

Pas du tout. C’est la réalité de demain et nous allons de toute façon y arriver tôt ou tard. Les générations futures rigoleront peut-être lorsqu’elles verront tout ce qu’on a utilisé durant notre ère. Il y a différentes grandes ères dans l’histoire de la terre et la nôtre est celle du plastique. J’espère que l’on passera à une autre ère bientôt.

Cette philosophie peut-elle être appliquée partout ? Et dans le monde économique?

Je pense qu’elle est applicable à beaucoup plus de choses que l’on ne l’imagine. Au final, on demande aux gens d’innover et de réfléchir autrement. Et cela demande un véritable exercice de réflexion et de simplification parce qu’on peut faire différemment en ayant d’autres réflexes. De la même manière à l’époque on disait que c’était compliqué de recycler les déchets mais c’est devenu aujourd’hui une évidence et même un jeu pour certains enfants. La Suisse est souvent citée comme un exemple concernant le recyclage. Cependant nous sommes aussi le plus grand producteur de déchets par habitant (plus de 700kg).

Que proposez- vous concrètement pour améliorer la situation ?

Plusieurs choses. Il y a premièrement l’abandon de tous ces sachets en plastique que l’on prend, qui ont 20 minutes d’utilisation et qui ensuite partent dans la poubelle. Il existe des sacs réutilisables que l’on peut prendre quand on va au marché et aux courses. De même pour les fruits et légumes, il existe des sacs réutilisables. Ce sont des choses concrètes que tout le monde peut faire comme remplir sa bouteille d’eau au lieu d’en acheter une nouvelle. Mais il y a aussi le problème des déchets que l’on subit. Quand on achète une clé USB, par exemple, elle est emballée dans du plastique et on ne peut pas faire grand chose à part se plaindre et faire pression auprès des distributeurs.

De quoi sont composés ces kilos de déchets ?

Ce sont beaucoup des déchets verts et il y a énormément à faire avec cette matière pour qu’elle retourne à la terre. Il faut que les gens apprennent aussi à manger des yoghourts qui sont passés de dates, à manger du pain un peu sec, il y a plein d’astuces pour diminuer les déchets verts.

Comment peut-on trouver un équilibre entre libéralisme et respect de l’environnement ?

Je pense qu’il faut vraiment faire pression sur les distributeurs. C’est à eux d’agir en amont pour diminuer ces emballages et faire ce que l’on appelle de l’ecodesign. En tant que libérale, je pense que le distributeur doit répondre aux besoins et aux envies du consommateur et je n’en connais pas aujourd’hui qui soit heureux de ce suremballage, parce que ces plastiques qui ne sont pas triés, remplissent les poubelles que nous payons. Si on dit aux gens « vous remplirez moins vos poubelles et vous paierez moins», je n’en connais pas qui ne seraient pas d’accord. Donc c’est à eux aussi de répondre aux besoins des consommateurs.

Concernant les effets du plastique sur la santé, il y a un manque d’études sur la question. Pensez-vous que le Conseil Fédéral devrait se pencher sur cette problématique ?

Soit le Conseil fédéral, soit les universités. Je suis étonnée que ces dernières ne le fassent pas parce que les citoyens sont soucieux de cette question. Maintenant on peut demander au Conseil fédéral de faire une étude, je pense que ça pourrait être possible même si en général, la politique ne se mêle pas du contenu scientifique. Mais c’est une problématique. Il y a des questions que l’on ne veut pas se poser parce que l’on a peur de la réponse.

Comment peut-on expliquer le manque d’intérêt autour de la problématique des déchets alors que les questions écologiques sont aux coeurs des débats ?

Parce que nous avons des usines d’incinérations, que les déchets ne traînent pas et on pense donc que tout va bien. Prenez par exemple le gaspillage alimentaire. Ce sujet connait une forte médiatisation, mais lorsque l’on cherche des solutions concrètes, on refile la patate chaude à l’autre et il y a peu de volonté d’agir concrètement. Pour les déchets, les politiciens invoquent les usines comme la solution au problème et comme ce sont des sujets compliqués qui demandent des connaissances scientifiques pour comprendre qu’au final cela va polluer, ils s’arrêtent au premier élément. De plus des lobbys très bien organisés leur expliquent qu’il n’y a pas de problèmes et donc ils ne changent rien. Un mensonge suffisamment répété devient une vérité.

Les mots sont plus que des mots

« Jeunes queer ». Tel était le nominatif choisi pour le groupe de travail sur les questions LGBT+. Deux experts y ont été invités à présenter plus en détail le sujet aux jeunes. Nous en avons profité pour
les interroger concernant l’utilisation de ce terme.

Pourquoi ? Ce mot, apparu au début des années ’90 aux États-Unis, signifie originellement « étrange » ou « bizarre ». Le mouvement l’entourant questionne l’hétérosexualité, l’homosexualité, les catégories homme/femme. Il s’oppose également à l’hétéronormativité, à la croyance que l’hétérosexualité et la binarité des genres sont uniquement normales. Ce terme, tout comme le mouvement, est revendicateur et a une portée politique. Aujourd’hui, il est parfois utilisé afin d’englober toute la communauté LGBT+, tout en n’étant pas accepté par tous les membres de celle-ci. Son sens se serait-il modifié avec les années et les nouvelles générations ? Les avis des experts, Delphine Roux de la Fédération Genevoise des Associations LGBT et Mehdi Künzle de Vogay, autour de son utilisation dans ce cadre divergent.

D. R.
« En fait, je pense que cela vient de la mauvaise définition du terme, notamment dans le dossier de présentation de la Session, parce que ça regroupe effectivement plusieurs orientations sexuelles différentes et identités de genre et expressions de genre différentes. C’est surtout un mouvement politique et d’étude aux États-Unis, qu’ici nous appelons « Etudes genre », qui réunit
des personnes qui ne souhaitent pas être identifiées, pas être mises dans des cases. Donc, on ne peut pas de fait regrouper l’acronyme LGBT sous le terme queer, comme il l’a été fait à la Session. Je pense donc que si ce terme devait être utilisé, il faudrait le raccrocher à l’acronyme LGBTIQ. Ce serait moins problématique. »

M. K.
« La problématique des appellations dans notre communauté est très complexe. C’est un work in progress permanent, si on veut. Etant donné que l’on s’autodénomine, s’autoproclame, on ne peut pas tous être
d’accord. Chacun a ses propres spécificités et a construit sa propre identité. Les jeunes ne se reconnaissent plus dans ces vieilles appellations de gay, lesbienne, bi, etc. Le mot queer correspond souvent à beaucoup de jeunes, tout comme il ne correspond pas à d’autres. Cependant, je pense que c’est pertinent. J’aime ce terme et je peux très bien m’y identifier. Je ne sais pas s’il englobe toutes les communautés, mais aussi toutes les diversités. Chez Vogay, on a opté pour un autre slogan « la diversité sexuelle et de genre » pour éviter un long sigle. Ça inclut toutes les orientations sexuelles et affectives, mais ça inclut aussi toutes les diversités de genre. Donc pour moi queer est un terme qui va très bien. Il a une connotation très positive. »

Transparence pour parer à l’obscurantisme actuel

Plus de transparence dans les échanges économiques, dans les accords helvético-européen, plus de transparence dans les activités des multinationales, dans les passeports et dans la sphère privée, afin de savoir qui on est, ce qu’on fait, et où on va.

Transparents, tels les emballages qui saturent les étagères de nos supermarchés. Oui mais qu’entend- on par là concrètement ? Dans tous les débats, la transparence est un concept bien pratique puisqu’elle peut désigner à la fois un devoir comme un droit: elle est donc une arme argumentative puissante mais à double tranchant car “[…] le concept de transparence brouille le normatif et le descriptif, l’état de fait et le fait de désir”*. Elle est une valeur idéalisée proche de l’égalité, de l’honnêteté, de la solidarité. C’est comme si je disais à certaines multinationales : “Soyez honnêtes, montrez ce que vous faites, pour prouver que vous n’avez rien à vous reprocher”. En quête de vérité, c’est aussi une notion quelque peu inquisitrice…

Nageons nous donc en pleine utopie ? Les jeunes qui ont parlementé ce long week-end de novembre ont pu se parer d’une cape d’activiste presque, en invoquant la transparence. Elle est certes possible, à petite échelle, en face à face. Qu’en est-il si on veut transposer ces règles de jeu fair-play à une dimension mondiale, globale ? Car c’est bien à ce niveau là que jouent les grands pouvoirs, les grands flux financiers et autres entreprises internationales. Malheureusement, dans cette cour, les armes sont différentes et la transparence semble être une revendication bien naïve. Toutefois, si elle est bien comprise et justement mobilisée, si cette transparence se montre à la hauteur de ses prétentions (sans aboutir à un totalitarisme dangereux), elle pourrait bel et bien faire bouger les choses. Petit à petit. Mobilisée pacifiquement par la plupart, suffira-t-elle alors à déstabiliser les rapports de pouvoir en place? Elle est en tout cas une condition nécessaire à un changement profond.

*Emmanuel Alloa et Sara Guindani, « La transparence », Appareil [En ligne], 7 | 2011, mis en ligne le 11 avril 2011, consulté le 10 décembre 2018. URL : http://journals.openedition.org/appareil/124124

“On ne peut pas râler si on ne s’engage pas”

Françoise Doriot naît en 1942 à Bévilard. Son rôle d’aînée d’une fratrie de 6 enfants et les tâches qui vont avec contribuent à forger son caractère volontaire. Elle quitte le domicile familial à 16 ans pour étudier l’économie familiale à Porrentruy. Sa carrière professionnelle débute le jour de ses 20 ans avec sa nomination à Delémont. Elle démissionne suite à la naissance de son premier enfant en 1966. « J’ai regretté cette décision, mais à cette époque-là, cela se faisait comme ça. On n’y réfléchissait pas. » explique l’ancienne enseignante.

Sa carrière reprend bien vite, car seulement un mois après son accouchement, Françoise Doriot est contactée par la Fédération Romande des Consommatrices biennoise, qui lui propose de participer à une conférence sur la tenue du budget familial.

UNE ASCENSION QUI DEBUTE A LA FRC…

Une invitation qu’elle accepte. C’est le début de son engagement à la FRC, dont elle créa la section delémontaine. Celle-ci s’agrandit et devint jurassienne. François en prend la présidence en 1982. « Ces activités étaient bénévoles. Si je n’étais pas rémunérée, j’étais au moins active », se souvient la septuagénaire. Elle devient vice-présidente de la FRC en 1982, puis présidente en 1986. Alors mère de trois adolescent.e.s, elle explique que cette période était mouvementée. « J’allais deux fois par semaine à Lausanne en plus de m’occuper de la vie familiale et d’effectuer des remplacements. C’était chargé, comme emploi du temps ».

… POUR CONTINUER AU PLR

Après 4 années à la tête de la FRC, François Doriot change de cap et commence son engagement politique au sein du PLR. Elle choisit ce parti surtout par tradition familiale mais aussi par conviction. « L’économie est très importante, mais j’appréciais aussi le fait qu’on puisse s’exprimer librement au PLR, même lorsqu’on est pas d’accord avec le parti », raconte-t-elle.

Elle siège au Conseil de Ville et au parlement, et devient présidente de la section jurassienne du parti en 2004. La politicienne affectionnait particulièrement de siéger à la Ville. « C’était super, parce qu’on oubliait les partis et on cherchait des solutions pour le bien de la ville, se souvient-elle. Ce n’est pas pareil au parlement, où on doit suivre la ligne du parti, et où tous les objets passent en votation. Il y a moins de liberté à ce niveau-là ».

L’ ancienne conseillère de ville crée un groupe de parole pour les femmes au sein du parti. « Le but était de sensibiliser les femmes à la politique. Nous invitions des politiciennes d’autres cantons pour échanger. Selon moi, on ne peut pas râler si on ne s’engage pas ».

LE FEMINISME OUI, MAIS PAS SOUS TOUTES SES FORMES…

Une femme doit se prouver plus qu’un homme, surtout en politique. Elle-même en a fait l’expérience au sein de son parti, où sa candidature à la présidence avait fait l’objet de débats, ce qui n’était pas
le cas des candidatures masculines. Si cela l’a énervée sur le moment, elle n’a jamais été une féministe pure et dure.

« Je n’ai jamais été une féministe à outrance. Lorsque j’étais plus jeune, je n’étais pas convaincue par les revendications de certaines femmes qui voulaient tout tout de suite pour pouvoir faire tout ce qu’elles voulaient, sans avoir de plan d’action. Mon point de vue a évolué avec le temps, mais je reste convaincue qu’on a besoin d’une stratégie pour faire des progrès.

“LORSQU’ON S’ENGAGE, ON Y ARRIVE!”

La responsabilité ne lui a jamais fait peur. Notamment parce qu’en menant de front une famille, ses engagements aux consommatrices et d’autres difficultés d’ordre privé telles que des maladies dans la famille, elle avait le sentiment de pouvoir assumer des responsabilités au niveau professionnel aussi. « Je n’ai jamais manqué de confiance en moi à ce niveaulà, explique-t-elle. Je pense que les femmes devraient oser se lancer. C’est en s’engageant qu’on arrive à être élue ». Françoise Doriot explique que son travail à la FRC lui a donné de la visibilité dans le canton, qui a grandement aidé à son élection.

ET LA POLITIQUE POUR LES JEUNES?

« Des jeunes qui s’intéressent à la politique, il y en a, s’exclame-t-elle, mais encore faut-il que les vieux leur laissent la place. Certains s’accrochent à leur siège bien trop longtemps, déplore-telle ».

L’ancienne présidente conseille aux jeunes de s’intéresser à la politique locale, là où ils peuvent avoir un réel impact sur les problématiques qui les touchent directement. « Le parlement des jeunes delémontains a, par exemple, permis la création d’un skatepark, c’est quelque chose qui les concerne, précise-t-elle. De plus, ce genre de projet permet aux jeunes d’apprendre à travailler ensemble ».

Un long dimanche de bataille

Autant dire que la moyenne d’âge a brutalement chuté ce week-end entre les murs verts du Palais fédéral. Les chewing-gums apparents, des selfies intempestifs pris sur les fauteuils des parlementaires (#Dorismaserrélamain), les rires pré-pubères résonnaient dans les escaliers du bâtiment. Mais ceci n’est qu’une apparence trompeuse : cette jeunesse à priori détendue en sneakers confortables se montre consciente des enjeux politiques actuels et témoigne d’une ferveur notable quand on en vient aux sujets qui la touchent. Ce dimanche concluait un long week-end de « parlementations » en tout genre. Malgré leur attitude toute « chill » et posée – posey même – ce sont pourtant des sujets d’actualité sérieux qu’ont abordés ces gymnasiens et apprentis, parfois même les poings en l’air.

On nous a souvent rabâché la superficialité de ceux qu’on appelle les « ados » : ils veulent tous être cool, écouter le bon son, avoir les bons potes, le dernier IPhone et déconner sur Snapchat. Ils combattent une légère acné, cachent leur appareil dentaire ou affichent leurs premiers tatouages et expérimentent au niveau capillaire… mais pas que. Certes, il y avait des jeunes comme ça mais on a aussi pu observer des individus soigneusement peignés, affichant fièrement un costard et une belle montre. Faut pas déconner, on est au Parlement quand même. Et c’est justement à travers ces décalages de dégaine que s’esquisse une certaine affiliation à des partis politiques.
L’allure qu’affichent certains s’associe également aux discours correspondants… bref, l’arène politique était loin d’être stylistiquement neutre.

Les apparences seraient-elles donc trompeuses ? Non, ces jeunes ne sont pas insouciants, ils sont conscients et souhaitent se prononcer sur les thèmes qui les affectent, de près ou de loin. Quand on les voit plaisanter et se pousser lors de la collation dans le hall d’entrée – « Mettez pas de miettes sur les tapis ! », rappelle le jeune Président de l’Assemblée au micro juste avant de laisser sortir ses collègues – on se demande d’où leur vient cet engagement. Ils ont patiemment débattu de 9h à 17h ! Quand les problématiques planifiées lors de la rencontre sont abordées, force est de constater qu’ils sont bien renseignés. L’un des participants confie qu’il a fallu beaucoup se préparer avant de pouvoir discuter avec aisance dans les groupes de travail. Où s’informent-ils? D’où tirent-ils leur engagement politique? Les parents les influencent-ils dans leurs choix ? Est- ce que les réseaux sociaux représentent aussi une plateforme qui aiguise la conscience civique de cette jeunesse ?

Ces questions attendent encore d’être éclaircies. Ce qui ressort avant tout ce dimanche, c’est la vigueur et la candeur témoignées par les jeunes, avec des moments mémorables au micro : certains apprentis parlementaires machistes expriment des propos ouvertement sexistes dans le cadre du débat sur les inégalités des revenus. Un autre se révolte contre la persistance d’une certaine «phallitocratie». En voilà un joli mot : la polémique autour des phallocrates et autres Weinstein a visiblement eu un large écho auprès des participants. La naïveté de certains se manifeste à travers des raccourcis, à l’instar des débats sur les personnes en situation de handicap, ces dernières devenant plus simplement des «handicapés» dans la bouche de quelques intervenants. D’autres s’injurient sur la situation de pays «sous-développés» dans les enjeux liés aux accords sur le libre-échange… il y a certes plus diplomatique comme langage pour aborder ces thématiques. Cependant, ce n’est pas tant la forme que le contenu que l’on retiendra de ces rencontres. Ces 200 jeunes venus consacrer du temps et de l’énergie à des débats complexes témoignent d’une conscience politique encourageante. En Suisse, la société civile a encore de beaux jours devant elle, même si ses jeunes représentants préfèrent applaudir et siffler comme à un festival plutôt que d’agiter les mains en l’air silencieusement, norme d’usage dans le Parlement fédéral lorsqu’un objet est approuvé.
Rock’n’roll.

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Cet article a été écrit pour le magazine de la Session des jeunes 2017.

Les chansons sont des objets

Nathan Baumann est avant tout un artiste proactif et surprenant. Après avoir étudié la flûte traversière à la Haute école de Musique de Lausanne, cofondé l’association indago, contribué à la création du label Hummus Records et lancé le collectif The Fawn, il revient cette fois avec un projet piano-voix créatif en solo et en français où le compromis n’a pas sa place. C’est un nouveau cycle de composition et de musique dans la mesure où c’est en français. Avant j’étais moins concerné par le texte et le langage. J’avais aussi envie de faire de la musique que j’aime, de la Pop music. C’est plus personnel que ce que je faisais avant. Je suis moins dans une dynamique de compromis comme avant avec The Fawn par exemple. Maintenant j’en fais zéro sur rien. J’ai vraiment en tête ma musique que j’ai envie de réaliser, de coucher, de lui donner la réalité que j’entends.

Plus qu’une transition, cet album est représentatif de la direction artistique vers laquelle Nathan Baumann souhaite aller. Bien qu’enregistré il y a 3 ans lors d’une session studio à Paris, le musicien s’y identifie encore. Même si ça fait 3 ans, je m’y reconnais bien, ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, un disque sorti il y a une année peut me paraître loin. Concernant Avant l’hiver, j’ai des chansons en plus maintenant, mais globalement ça reste la même histoire. Je chante aujourd’hui un peu différemment, ma manière de chanter s’est précisée.

Cette direction se concentre notamment sur l’écriture de textes et leur signification . Nathan Baumann nous livre sa conception de l’approche poétique – un questionnement du langage – et son procédé d’écriture qui traversent les 4 titres de l’album. C’est une manière de porter un regard sur des choses. Je parle de petites choses qui en disent beaucoup. J’essaie de trouver une ambiance tout d’abord, un champ poétique autour d’un thème. Je vais par exemple partir d’un tableau que j’ai vécu pour ensuite restituer mon expérience en faisant travailler l’imaginaire de l’auditeur. Les pertes et les choses qui se répètent sont les thèmes abordés dans cet album. Cependant, ne qualifiez pas de mélancoliques ses titres lorsque vous écouterez le ton de sa voix et le piano qui l’accompagne. Ce n’est pas vraiment de la mélancolie parce qu’elle te fige et est fataliste. Je parle de choses qui sont assez difficiles, qui se brisent mais avec calme et dignité. C’est plutôt de la contemplation.

Ce retour au français est notamment expliqué par deux observations faites par l’artiste : la langue maternelle parle au cœur et la Pop se veut sincère. La langue maternelle a un côté instantané. On est également plus impliqué, touché par ce qu’on raconte et touche donc plus le public. Le français reste une langue difficile à faire sonner en musique mais j’ai eu une grande révélation au niveau du langage avec cet album. Je m’intéresse beaucoup à cette langue, je m’exprime avec aisance mais je n’en suis pas un expert. J’essaie de réduire mes idées au plus simple possible. Être amoureux de la Pop britannique des années 90, ne l’a pas empêché d’être inspiré par une ribambelle d’artistes francophones. Des artistes comme Franz Treichler des Young Gods, Simon Gerber, Christophe, Gainsbourg, Benjamin Biolay et Shurik’n donnent l’envie de la langue française.


Avant l’Hiver, EP 4 titres

Disponible ici et sur Spotify

En concert le 28 octobre à la Nef

Le zéro déchet, c’est possible ?

Le but du zéro déchet, c’est consommer moins d’emballage à usage unique et privilégier les bocaux ou encore les boîtes plastique qui sont des contenants réutilisables. C’est une avancée au niveau du développement de l’écologie. A travers ce mode de consommation, il est possible de réduire l’impact de la consommation sur l’écologie que l’humain produit tout au long de sa semaine. Pour limiter cela, il est possible de se rendre dans les magasins de vente en vrac avec son propre bocal pour remplir sa farine par exemple.

Depuis plusieurs années, des magasins de vente en vrac voient le jour un peu partout en Suisse. Nous nous sommes rendus dans l’un d’eux, qui se trouve à la Chaux-de-Fonds, pour y interroger sa propriétaire. Nous sommes allés à la rencontre de Mariella Dos Santos. Agée de 33 ans, elle est présidente de l’association Le Silo ayant pour but de sensibiliser un maximum de personnes à l’impact des déchets sur notre environnement et notre santé. Son slogan concernant le zéro déchet c’est : « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! »

Le nombre de déchets que nous produisons en Suisse a augmenté de 47% depuis 1990, atteignant 6 millions de tonnes en 2015. Par habitant, cela représente 724 kg de déchets ! 320 kg de déchets alimentaires passent aussi au compost, ce qui représente 33% de l’alimentation environ.

On produit plus de déchet aujourd’hui. En contrepartie, nous trions bien mieux qu’avant. Chiffre à l’appui : 29 % de recyclage en 1990 contre 53 % en 2015. L’OFS nous dit que la Suisse est presque en tête du classement européen des plus grands producteurs de déchets. 724 pour le Suisse, 294 pour le Slovaque. On peut faire mieux mais comment ?

Le Suisse des statistiques recycle à 96 % le verre, à 92 % les canettes en aluminium, à 91 % le papier, à 82 % les bouteilles en PET et 11 % seulement pour le plastique. Il faut donc se tourner vers la provenance du plastique pour comprendre ces 330 kg de différence. Cette production de déchet se fait en grande partie dans les ménages, particulièrement à cause des grandes sur-faces.

Alors, pour remédier à cette problématique, ce sont les magasins en vrac et les marchés qui offrent une solution à l’heure actuelle.
Il est donc préférable d’acheter sans emballage ou en vrac, faire du tri, privilégier les emballages en carton (et non ceux en plastique). Pour éviter cela, Mariella nous conseille d’acheter nos fruits et légumes au marché, la viande dans une boucherie. Elle-même se rend rarement dans les grandes surfaces.

En achetant au Silo par exemple, on repart avec des déchets seulement s’ils sont recyclables et seulement si c’est nécessaire. Seule une dizaine de produits sont vendus emballés sur 120, contrairement aux grandes surfaces qui vendent la quasi-totalité des aliments en portion individuelle. Malgré la réduction des emballages et les efforts fournis, un aliment acheté en grande surface est égal à un déchet produit.

Pour réduire ses déchets, le consommateur peut se tourner vers des établissements comme Le Silo. Dans le canton, 12 sont déjà existants. Entre autres : Go Vrac à Neuchâtel, Chez Mamie à Corcelles et Le Silo à la Chaux-de-Fonds. Tous permettent de faire un pas vers une nouvelle consommation, facilitant grandement la tâche du citoyen qui veut se tourner vers des achats responsables. Ces magasins proposent des produits alimentaires et des produits d’entretien en vrac où le client vient remplir ses propres contenants permettant de produire qu’une infime partie de déchet en concurrence avec les grands magasins.

La majeure partie des produits sont issus d’un commerce équitable et durable. Sur les 15 partenaires du Silo, 10 sont du canton. Mue par une volonté d’acheter et de consommer différemment, l’association s’est créée en décembre 2016. Le but n’est pas le profit car l’association est sans but lucratif.

Malgré la grande production de déchet en Suisse, nous pouvons constater qu’il existe de nombreuses solutions comme la taxe au sac qui invite le consommateur à trier soigneusement ses déchets. Mais aussi : la conversion des déchets alimentaires en énergie, le recyclage important dans les domaines des métaux, du plastique et des déchets industriels. Cependant, la demande d’une consommation différente, dite « bio » est un marché toujours en pleine expansion. Les magasins en vrac vont bon train et il y en a de plus en plus en Suisse. Cela est un avantage pour le consommateur qui peut avoir des conseils pour ses achats, consommer local et ainsi modifier sa consommation pour réduire son empreinte écologique.

Nous nous réjouissons de voir notre production de déchets diminuer à l’avenir. Pour ce faire, il nous tient à cœur de rendre notre entourage (professionnel et familial) attentif à l’impact de notre mode de consommation. Voici un petit manuel non exhaustif des petites actions favorisant la consommation zéro déchet. Ils sont tirés en grande partie de l’interview et des sites mentionnés à la fin de l’article.

Réduire sa production de déchet c’est :

Alimentation
• Acheter en vrac, sans emballage
• Plannifier ses repas
• Stocker de manière optimale
• Cuisiner et servir des petites portions
• Cuisiner simplement en revalorisant les ingrédients
• Faire confiance à vos sens pour les aliments périssables
• Conserver les aliments au congélateur
• Consommer localement

Nettoyage, entretien et produits cosmétiques
• Acheter dans des contenants réutilisables (par ex. en verre) et utiliser des produits rechargeables
• Consommer localement
• Utiliser des composants issus de production naturelle (bicarbonate de soude, vinaigre, etc.)
• Limiter l’utilisation de plastiques non recyclables
• Utiliser des produits de douche en savon dur (par exemple, savon d’Alep)

Loisirs et vie quotidienne
• Réfléchir à notre façon de consommer, à nos achats automatiques
• Réduire le superflu et l’inutile
• Réutiliser et réparer ce que nous n’utilisons plus
• Recycler

Vous trouverez d’autres informations sur une consommation limitant l’utilisation d’énergie, des recettes de saison ainsi que des conseils pour les ménages sur le sites Internet suivants : WWF.ch, Foodwaste.ch, et leSilo.net.

Et si pour l’avenir, on diminuait notre production de déchet ?


Cet article a été écrit par trois élèves d’une classes de deuxième année dans le cadre des leçons de Culture Générale de l’école Pierre-Coullery à la Chaux-de-Fonds. Tink.ch les remercie, ainsi que leur enseignant, Julien Beuret.

Le grand voyage pour la liberté

Le sujet sur la crise migratoire Nord/Sud est très présent depuis ces dernières années. La plupart des pays d’Europe sont touchés. En ce qui nous concerne, la Suisse a accueilli, entre 2013 et 2017, plus de 130’048 demandeurs d’asile. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, sur les 5 386 migrants morts ou disparus sur leur route de l’exil en 2017 dans le monde, 3 119 l’ont été lors du passage de la Méditerranée.

L’Erythrée est un pays totalitaire (pour de plus amples informations, voir Erythrée, un naufrage totalitaire de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Franck Gouéry) qui prive toute perspective d’avenir, en imposant au peuple un service militaire jusqu’à 40 ans. Il se trouve dans la corne de l’Afrique où chaque ethnie a sa propre langue et nourriture. Si nous nous fions aux chiffres de l’ONU, le rythme des départs a augmenté considérablement ces dernières années. En 2009, le bureau du HCR à Addis-Abeba parlait de 1 000 à 3 000 arrivées par mois de réfugiés érythréens au Soudan et en Éthiopie. En 2017, il s’agirait de 5 000.

Deux femmes, Sophie (19 ans) et Fanny (20 ans), venant d’Erythrée ont dû quitter leur pays à l’âge de 15 ans. Sans prévenir la totalité de leur famille : « je n’ai rien dit à personne parce que ma mère ne m’aurait jamais laissée partir seule. C’est dangereux de laisser partir sa fille de 15 ans », raconte Fanny. Elles ont pris la route en raison du régime politique totalitaire d’Isaias Afwerki, président depuis le 24 mai 1993. « Si on n’a pas de bonnes notes, on doit faire l’armée, qu’on soit une fille ou un garçon. Peut-être pour toute la vie. Je ne voulais pas risquer ma vie, donc c’est pour ça que je suis partie », explique Sophie. Là-bas, elles étaient écolières. En dehors de cela, Fanny aidait ses parents dans les champs et Sophie jouait du piano.

Ne voulant pas passer leur vie contrainte à ce régime, elles ont entrepris leur propre voyage jusqu’en Europe dans des conditions parfois extrêmes, pour l’une d’entre elles. La première étape fut difficile. Elles ont dû marcher durant 2 jours avec des gens qu’elles ne connaissaient pas, dans des chemins difficiles d’accès et dangereux pour atteindre l’Ethiopie. Les deux pays ne s’entendant pas, elles étaient donc contraintes de marcher la nuit, afin d’éviter de se faire repérer car les frontières sont fermées. Un passeur qu’elles ont dû payer les a accompagnées. « Les deux jours de marche pour y aller étaient vraiment durs pour moi, je n’avais encore jamais autant marché. J’avais vraiment mal aux pieds et je savais que ce voyage était dangereux, alors j’avais peur », relate Sophie. Elle a été accueillie chez sa tante, vivant dans ce pays. Durant 1 an, elle a pu apprendre le français. Fanny a pu être logée 2 ans dans un centre pour réfugiés.

Concernant le reste de leur parcours pour atteindre l’Europe, les conditions sont totalement différentes. Depuis l’Ethiopie, Fanny est partie au Soudan à pied avec d’autres personnes. A son arrivée, un camion contenant environ 70 personnes les attendait pour voyager jusqu’en Lybie. Le voyage a duré plus de 9 jours dans le désert. « Il n’y avait pas assez de nourriture, pas assez d’eau et nous ne pouvions pas nous laver, il faisait très chaud ». Elle est restée en Lybie deux mois avant de pouvoir prendre le bateau pour rejoindre l’Italie. Ce périple a duré 3 jours avant qu’elle puisse atteindre les côtes siciliennes. « Nous avons été accueillis par la police, ils nous ont donné à manger et à boire et ça c’était vital pour nous. Je ne savais pas parler italien. Je ne comprenais rien et tout était très compliqué ». Pour Sophie, son père ayant un permis C, il a pu faire les démarches pour la faire venir jusqu’en Suisse. Elle a pris l’avion depuis l’Ethiopie pour arriver à Genève. Son père l’attendait pour la conduire jusqu’à la Chaux-de-Fonds où il avait un appartement. Elle a pu acquérir un permis B grâce au regroupement familial. « En Suisse, je me sens bien, je suis en sécurité et tout est planifié. »

Pour parvenir jusqu’en Suisse, Fanny est passée par le Tessin. A la douane de Chiasso, les douaniers ont refusé de la laisser entrer sans ses papiers d’identité. Face au refus, elle décida de partir à Milan où elle resta une semaine. « Je suis restée une semaine dans la rue, je ne savais pas où aller ». Sa deuxième tentative pour venir en Suisse fut concluante. Arrivée à Zurich en train, les douaniers la laissent passer et elle rejoint son frère. Le jour qui suit, il l’emmène dans le centre de réfugiés de Vallorbe où elle est logée durant un mois. Pour obtenir le permis F, elle a dû être questionnée. Elle a été transférée à Couvet pendant deux mois, pour ensuite obtenir un studio en ville de Neuchâtel avec une autre réfugiée. Quelque temps après, elle est accueillie 2 ans dans une classe d’accueil de l’ESTER à La Chaux-de-Fonds. Aux yeux de Fanny, « cela a été difficile d’être séparée de ma famille. Cela fait 6 ans que je ne les vois pas mais je suis contente d’être là et d’avoir construit ma vie ». Désormais, toutes les deux poursuivent une formation sur deux ans afin d’obtenir une attestation fédérale de formation professionnelle « d’aide en soins et accompagnement ».

En ce qui concerne la crise migratoire, la problématique n’est pas résolue car elle ne fait qu’augmenter. Depuis le début de l’année 2018, déjà 81 migrants sont morts en Méditerranée centrale. En constatant le nombre de migrants qui passent illégalement en Europe, les autorités européennes mènent de plus en plus d’enquêtes, afin de démanteler les réseaux de passeurs. Les explications de ces évolutions diffèrent selon les zones de passages. Trois grandes voies migratoires traversent la Méditerranée. La première à l’ouest, conduit du Maroc à l’Espagne ; la deuxième, au centre, de la Libye à l’Italie ; la troisième, à l’est, de la Turquie à la Grèce. La route partant de la Lybie est la plus empruntée et la plus dangereuse, en raison de la longueur de la traversée et du mauvais état des embarcations. Malgré leurs parcours de vie difficiles, ces jeunes femmes ont su nous parler en restant sereines et transparentes. Sophie vit toujours avec son père à La Chaux-de-Fonds et poursuit sa formation. Pour Fanny, sa famille est maintenant au courant de son départ et des raisons pour lesquelles elle est partie.

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Cet article a été écrit par trois élèves d’une classes de deuxième année dans le cadre des leçons de Culture Générale de l’école Pierre-Coullery à la Chaux-de-Fonds. Tink.ch les remercie, ainsi que leur enseignant, Julien Beuret.

7 conseils pour la photo mobile et astuces en voyage

1. NOUVELLES PERSPECTIVES

Pour faire des photos divertissantes de la mer, du lac ou même de la rivière, un simple accessoire suffit et se trouve partout : un étui étanche pour ton téléphone.
Ainsi tu pourras prendre ton téléphone dans l’eau, prendre des photos sous l’eau et jouer avec les reflets sur la surface de l’eau.

CONSEIL : étui étanche

2. PORTRAITS ET SELFIES

Un portrait est visuellement plus beau si le sujet « se détache » de l’arrière-plan. En photographie, ceci est obtenu grâce à un flou donné par la profondeur de champ, mais un effet similaire peut être obtenu de différentes manières, même en prenant un téléphone.
Dans les modèles les plus récents (à partir de l’iPhone 7+, Huawei P9,…) il y a ce qu’on appelle le « mode portrait » qui, en utilisant la double caméra du téléphone, crée ce résultat.
Pour tous les autres, il y a des applications qui te permettent d’ajouter un flou plus tard à la photo : parmi celles-ci, la meilleure est Fore Photo mais il y en a beaucoup d’autres.

CONSEIL: arrière-plan flou

3. POST-PRODUCTION

Que ce soit pour ajouter des filtres, des grains ou faire une coupe simple, il est toujours utile de connaître de bonnes applications pour la post-production de photographies.
Voici quelques exemples : VSCO cam, Photoshop et Lightroom Express, Snapseed, After Light, Tadaa. En tout cas, une courte visite sur l’App Store suffit pour en trouver beaucoup d’autres.

CONSEIL : application pour modifier

4. LUMIÈRE

Les deux moments de la journée où la lumière est absolument la plus belle sont le matin et juste avant la tombée de la nuit. Ce sont les moments proches du lever et du coucher du soleil qui sont les meilleurs pour prendre des photos, surtout en été quand le soleil est très fort pendant la journée. Que ce soit un paysage ou un selfie, essaie de vérifier les heures du lever et de l’aube pour gagner du temps pour immortaliser les endroits où tu es.

CONSEIL : le lever et le coucher du soleil, évite le soleil de midi

5. SOLEIL ET OMBRES

Si tu veux dormir le matin et prendre un apéritif le soir, tu ne pourras pas éviter de prendre quelques photos au milieu de la journée (où la lumière est plus forte et les ombres très marquées), essaie d’utiliser le soleil pour créer des silhouettes ou éclairer le sujet différemment.
Si tu le peux, positionne-toi de sorte que ce que tu veux photographier soit entre toi et la source de lumière primaire, le soleil précisément. De cette façon, des rayons de lumière seront créés et le sujet se détachera du fond très clair.
Comme le reflet, si la lumière est très marquée, les ombres le seront aussi. Par exemple, tu peux profiter des motifs qui créent l’ombre du feuillage d’une plante pour photographier le visage d’une personne.

CONSEIL : profite des ombres « dures » pendant la journée

6. DÉTAILS

Lorsque nous sommes en vacances, il est facile de tomber dans la banalité des « cartes postales ». Pour cette raison, il est utile de se concentrer plutôt sur les détails de l’endroit qui nous frappe et de s’éloigner des circuits touristiques pour échapper aux photographies déjà prises par de nombreuses autres personnes.

CONSEIL : recherche des détails et évite les « cartes postales »

7. COMPOSITION

Même si on prend des photos avec le téléphone, il est toujours bon et juste de consacrer un peu de temps à la composition. C’est plus facile qu’il n’y paraît : il suffit de se concentrer sur la « chose » que l’on photographie, en essayant autant que possible d’éliminer les éléments perturbateurs (du fond par exemple) et de profiter des lignes qui donnent de l’importance à son sujet (ombres créées dans la rue, …).

CONSEIL : élimine les éléments en trop ; profite des lignes

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Cet article provient de la rédaction tessinoise. Clique ici pour découvrir l’original.

Médias publics ou privés : savez-vous quelle est la différence ?

Afin de bien comprendre l’enjeu de cette votation, il faut tout d’abord différencier les types de médias. D’une part, il y a les médias de service public. Sont compris dans cette catégorie pour la Suisse romande, les radios et chaînes TV : RTS Un, RTS Deux, RTS la 1ère, Espace 2, Couleur 3 et Option musique. Ce sont des médias financés par l’Etat – via la « redevance Billag » – et qui ont pour but comme nous l’a expliqué Jean, d’amener de la diversité, de l’information et de divertir.

Selon la Commission fédérale des médias (COFEM), la radiodiffusion publique est basée sur un mandat de concession, qui répond à des demandes de la Confédération. Elle doit informer, divertir, contribuer à la formation, au développement culturel ainsi qu’à la cohésion de notre Etat.

A l’inverse, les médias privés ou sociétés de médias sont principalement axés sur des buts lucratifs et sont financés pour la plupart par des publicités ou des ventes (abonnement ou au numéro pour un journal par exemple). Généralement, ce type de médias appartient à des propriétaires indépendants. Leur grandeur varie : des médias internationaux aux petits médias locaux (TF1, M6 ou Arcinfo).

Les médias communautaires ont un but non lucratif. Ils sont généralement de petite taille et ont pour but de toucher une simple communauté. Par exemple, JeWanda est un journal qui touche la population africaine principalement résidant en Europe. Nous pouvons les retrouver sur les réseaux sociaux.

Il y a finalement les médias appartenant à des partis politiques ou à des politiciens. Ce type de médias est large et regroupe plusieurs catégories. Celles-ci sont créées par les différents partis politiques. Cela passe d’un simple tract visant à persuader le peuple qu’il faut voter ceci ou cela jusqu’aux médias appartenant aux magnats de la politique-business comme le journal Basler Zeitung dont l’ex-politicien milliardaire Christoph Blocher est le copropriétaire.

Il existe autant de types et sous-catégories de médias car chacun remplit une fonction bien précise et a un but bien différent. C’est pour cela qu’il est important de pouvoir bien les connaitre et les différencier afin de mieux comprendre ce qui fait malgré tout partie de notre vie quotidienne.

Selon la Commission fédérale des médias, il y a une orientation fondamentalement différente entre les médias purement privés et les médias de service public. Ces deux types de médias sont indispensables. C’est la raison pour laquelle la COFEM estime qu’un encouragement public, par l’Etat, des contenus radio et TV est nécessaire.

D’après Jean, les médias – publics ou privés – sont régis par les mêmes règles, les mêmes lois et les mêmes obligations. Les seules choses qui changent : ce sont leur portée, la qualité de l’information et le financement. Les médias privés peuvent être « politiquement orientés », leurs choix sont principalement dirigés par la recherche de profit (selon la demande, la publicité et l’audience).

A noter que certains médias privés régionaux ont un mandat de service public – et sont en partie financés par la redevance ! – à l’image de RTN, Canal Alpha ou RFJ. Les deux formes d’organisation doivent coexister, ce qui engendre une étroite concurrence. Elles permettent d’éviter la domination du « critère commercial » tout en répondant à la demande du peuple.

RÉSULTAS DE LA VOTATION

Ci-dessous, vous trouverez les résultats des votations obtenus à l’échelle suisse, du canton de Neuchâtel (résultats « officiels ») et ceux du CIFOM ainsi que de l’école Pierre-Coullery (résultats « fictifs » obtenus lors des cours de Culture Générale).

En effet, le CIFOM a mis sur pied – depuis quelques années – une plateforme permettant à tous les apprentis de voter de façon fictive (indépendamment de l’âge et de la nationalité) lors de votations fédérales ou cantonales. Cette plateforme nous donne une idée de ce que pensent les personnes en formation au CIFOM.

Concernant « No Billag », les apprentis du CIFOM ont voté non à 70.4 % (sur un total de 301 votants) alors que ceux de l’école Pierre-Coullery ont refusé l’objet à 73.3 % (85 votants en tout). Ces résultats « fictifs » correspondent de façon assez nette aux résultats obtenus dans les urnes !

Les personnes en formation au CIFOM ainsi que le peuple suisse (et de façon plus marquée les Neuchâtelois !) ne veulent pas se séparer des médias de service public !

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Cet article a été écrit par trois élèves d’une classes de deuxième année dans le cadre des leçons de Culture Générale de l’école Pierre-Coullery à la Chaux-de-Fonds. Tink.ch les remercie, ainsi que leur enseignant, Julien Beuret.