Politik | 12.11.2017

Les jeunes politiciens impressionnent la présidente de la Confédération

Texte de Camille Ory | Photos de Christof Kleger
Doris Leuthard s'est rendue à la session des jeunes samedi matin. Les journalistes Tink.ch ont eu l'opportunité de l'interroger.
Doris Leuthard interrogée par Omar Cartulano
Photo: Christof Kleger

À l’occasion de la session des jeunes de 2017, la conseillère fédérale s’est exprimée sur plusieurs thèmes, de l’initiative No Billag à l’utilisation des réseaux sociaux, en passant l’engagement des jeunes en politique.

Un engagement que la conseillère fédérale soutient. « J’encourage la nouvelle génération à s’investir politiquement et à continuer à se battre pour ses idées », a-t-elle insisté. La ministre s’est d’ailleurs prononcée pour le droit de vote à 16 ans, une proposition qu’elle avait elle-même amenée au parlement au début de sa carrière politique à Berne. « Je pense qu’à 16 ans, on a déjà une expérience suffisante pour pouvoir voter, en tout cas au niveau communal et cantonal », a-t-elle expliqué au micro de Tink.ch. Elle considère ces niveaux politiques très accessibles pour les jeunes, même pour ceux qui ne veulent pas être affiliés à un parti. Elle a aussi rappelé qu’il était possible d’accéder rapidement aux Chambres, comme l’atteste le nombre de jeunes parlementaires à Berne.

La conseillère fédérale s’est dite étonnée par la qualité des propositions des jeunes politiciens lors de cette session. Elle a souligné que les pétitions élaborées et choisies par les jeunes seraient toutes traitées en commission, et parfois au sein des partis, où les présidents des sections jeunes se chargent de relayer les décisions prises lors de ces 4 jours.

Interrogée sur l’absence d’un membre du Conseil fédéral l’année dernière, la conseillère fédérale a rassuré les futurs politiciens. « Nous avons parfois des agendas très chargés, et n’avons pas toujours de temps d’assister à tous les événements où nous sommes invités, mais cela ne dénote en aucun cas un désintérêt du gouvernement pour la politique des jeunes ».

Elle s’est réjouie de la représentation des diverses régions linguistiques dans les participants. Et la représentation féminine ? « C’est à votre génération maintenant de changer les mentalités », a martelé la ministre. « Ma génération était encore beaucoup dans les stéréotypes, mais plus de femmes aujourd’hui sont formées. Il faut penser selon une perspective de partenaires, et non pas rester dans la dynamique hommes-femmes ».

La conseillère fédérale a terminé sa visite au parlement par une allocution devant les jeunes.