Culture | 05.02.2016

Un voyage à travers l’Islande de Júníus Meyvant

Texte de Isabel Oliveira | Photos de Isabel Oliveira
Le temps d´un concert, le festival Antigel s´est ouvert au chanteur Júníus Meyvant, amenant avec lui un doux parfum d´Islande. Le public de l´Épicentre a découvert un artiste réservé, mais doté de multiples facettes.
Júníus Meyvant sur la scène de l’Épicentre
Photo: Isabel Oliveira

Si Júníus Meyvant s’est d’abord produit dans des festivals locaux – Reykjavik étant une ville où la culture musicale prolifère –, l’auteur-compositeur islandais s’est vite lancé à la conquête des scènes européennes. Les salles danoises sont les premières sorties hors de son pays. Il y rencontre un franc succès, la proximité des populations scandinaves se ressentant sur le plan musical. Fort de sa réussite, le chanteur poursuit son périple au cœur de l’Europe. Il passe, entre autres, par l’Allemagne, l’Autriche, la République Tchèque, la Belgique ou encore la France, avant de se présenter en Suisse pour la première fois en 2016 au festival Antigel.

Escale à l’Épicentre

Pour son premier concert à Genève ce jeudi, et contrairement aux musiques de son EP, Júníus Meyvant joue seul sur scène, accompagné uniquement de ses deux guitares et de son frère présent dans le public. C’est dans un cadre de réserve – le public étant peu réactif – qu’on découvre un jeune homme timide au premier abord, mais qui s’avère être doté d’un humour capable d’attiser la sympathie de la salle. Enchainant mélodies oniriques et anecdotes personnelles, l’Islandais nous transporte au sein de sa contrée. Interprétant ses titres avec concentration, il nous force presque à rentrer dans son univers lyrique, nous invitant ainsi à être ses compagnons de voyage. À la fin de sa prestation, il prend le temps de se livrer à une séance de dédicace. Au menu: CDs, vinyles et t-shirts signés par le chanteur lui-même.

4000 âmes

Júníus Meyvant, de son vrai nom Unnar Gisli Sigurmundsson, est originaire des Îles Vestmann, une contrée d’un peu plus de 4000 habitants au sud de l’Islande, où il a grandi et s’est adonné à ses principales passions que sont la musique, le skateboard et la peinture. C’est à partir de ses vingt ans qu’il commence à jouer de la guitare, instrument qu’il trouve par hasard dans la maison de ses parents. Très vite, il se met à écrire régulièrement. Il s’essaye même à la formation d’un groupe mais le projet sera voué à l’échec. C’est alors qu’il crée son alter ego, Júníus Meyvant. À cet instant débute son voyage musical, toujours accompagné de son petit frère, qui l’épaule lors de ses concerts.

Remise en selle

Júníus Meyvant a marqué l’Épicentre de par son humilité et sa simplicité, nous ouvrant ainsi l’appétit pour de futures aventures sur l’île de Glace. Suite à son passage à Antigel, l’artiste continue sa balade musicale à travers l’Europe à la recherche de nouveaux partenaires de fortune prêts à partager l’expérience d’une Islande folklorisée. En espérant qu’il repasse à Genève.