Culture | 04.09.2015

Festival Cinémas d’Afrique: l’ouverture

Texte de Ashley Bandade
Pendant quatre jours, le 7ème art africain s'est invité à  Lausanne. Au-delà  des projections, c'était l'occasion de déguster des mets typiques, de découvrir Paul Vyera ou encore Radio Django.
54 films issus de 22 pays étaient à  l'affiche du Festivals Cinémas d'Afrique (DR)

 

C’est en fin d’après-midi qu’apparait le soleil, comme pour accueillir cette dixième édition du festival. En face de  la Cinémathèque on trouve un chapiteau orné des couleurs de l’Afrique qui font de cet espace un lieu chaleureux et convivial où l’on peut déguster des mets typiquement africains comme la semoule (foufou) ou les beignets.

 

Au théâtre de Verdure, on écoute juste avant la projection du film « Veau d »Or », Radio Django qui diffuse tout au long du weekend une série d’interviews de débats, ainsi que des chansons d’artistes africains. Au même endroit, lors de son discours, l’écrivain genevois d’origine camerounaise Max Lobe nous présente le programme chargé du festival ayant pour thème cette année l’histoire. Le ton est alors donné, une exposition, un hommage à  Paul Vieyra, des concerts et 54 films issus de 22 pays africains, répartis sur quatre jours et «réalisés par des cinéastes africains ou tournés en Afrique», précise-t-il.

 

Le film d’ouverture «Veau d’Or» d’Hassan Legzouli n’est autre qu’un clin d’Š«il au mythe marocain du veau d’or, associé à  une malédiction datant du Moyen-âge chez les berbères, avant l’arrivée de l’Islam. C’est une expression célèbre  au Maroc. Ce long-métrage de 90 minutes parcourt la vie d’un jeune marocain français qui retourne malgré lui vers sa terre natale et est confronté à  un mode de vie qu’il n’apprécie pas. Il ne cesse de ressasser ses souvenirs en France, dont sa fiancée qui est restée à  Paris. Il est donc difficile pour lui d’accepter sa nouvelle vie.

 

La ville de Lausanne est représentée par plusieurs personnalités telles que Grégoire Junod ou Jean-Yves Pidoux. «La commune de Lausanne soutient la vie associative, nous sommes donc heureux d’être ici pour fêter le dixième anniversaire du festival» déclare Jean-Yves Pidoux, député Conseiller municipal.

 

Dans la salle des fêtes, se déroule le vernissage de l’exposition photo «Sur le trottoir du savoir» du jeune talent d’origine congolaise, Baudouin Mouanda, qui a choisi de présenter au public des congolais de Brazzaville qui, à  la tombée de la nuit, s’installent sous des lampadaires pour lire. Un phénomène qui traduit le manque de structure pour ces étudiants qui n’ont d’autre désir que de s’instruire. Dans cette salle, le projet « film à  Palabre » donne la parole à  des critiques professionnels et amateurs. Ceux-ci débattront autour d’une table sur cinq films projetés au cours du festival, le tout retransmis en direct sur radio Django.

 

Tout au long de ce week-end, des animations autour de l’Afrique et de ses cinémas mettent en avant la diversité d’un art peu médiatisé, ce qui est pour les réalisateurs une excellente occasion de se présenter au monde, et ceci à  Lausanne!

 

 

Le festival Cinémas d’Afrique a eu lieu du 20 au 24 août 2015 à  Lausanne