Culture | 26.07.2015

Tu sais que tu as été au Paléo si…

Affronter la météo, essayer de retrouver ses amis ou encore le dur retour à  la vie réelle, une fois le festival terminé, telles sont les épreuves communes qui soudent les festivaliers.
Crédit: Christian Baudat

Chaque année au moment de l’annonce de la programmation des concerts du Paléo Festival, les critiques fusent, les gens se plaignent et sont mécontents. Et pourtant, depuis 39 ans il y a toujours plus de paléistes qui dansent sur la plaine de l’Asse. L’année dernière, il y avait près de 230’000 spectateurs ! Alors comment expliquer le succès du Paléo ? Qu’est-ce qui le rend si particulier ? Au fil des jours, les festivaliers nous répondent.

 

 

1. D’abord, il y a la météo. Un Paléo sans averse ce n’est pas possible. Après deux premiers jours de canicule et de ciel bleu, la pluie est arrivée et a détrempé la plaine de l’Asse. Des jeunes festivaliers nous expliquent leur stratégie face à  cette météo capricieuse : « Avec mes potes, nous avons tous notre paire de basket qu’on utilise seulement pour le Paléo et qu’on sacrifie dans la poussière, la boue et la pluie ! » Et lors d’un orage, nous pouvons noter le comportement typique du festivalier : chercher un abri pour être au sec, être fatalement mouillé, finir par abandonner et se retrouver sous la pluie trempé et boueux mais en profitant des concerts. « Etre au Paléo c’est avoir un goût de poussière dans la bouche, mettre des bottes de pluie quand le temps est sec est venir en basket quand il pleut » continue en rigolant notre groupe de jeunes paléistes.

 

 

2. Essayer de retrouver ses amis avec lesquels on s’était donné rendez-vous. « Je suis censée retrouver des amis vers la grande scène pour Charlie Winston, je les cherche depuis 30 minutes » répond amusé une paléiste. Entre la foule, les réseaux qui sont saturés et l’impossibilité de téléphoner tellement il y a du bruit, c’est un vrai challenge que de se donner rendez-vous au Paléo ! Alors on repart bredouille, on croise d’autres amis et on passe une belle soirée.

 

 

 

3. Apprécier la proximité avec les autres festivaliers dans le train Nyon St-Cergue. Chaque année on se dit qu’on y échappera en arrivant plus tôt, mais il est bien difficile de changer les bonnes vieilles habitudes. « Cette année, nouvelle résolution. On part à  pied depuis la gare de Nyon » explique un groupe aux allures de rockeur et au tee-shirt à  l’effigie de Johnny Hallyday, qui s’est présenté jeudi soir sur la grande scène. « C’est Johnny ce soir ! Y’aura du monde ! Et on a plus 20 ans alors être coincés comme des sardines dans le train ce n’est plus pour nous » poursuit amusé le joyeux groupe.

 

 

 

4. Découvrir le Village du Monde, ses animations et ses stands de nourriture. Cette année, l’Extrême-Orient était l’invité d’honneur. Danses traditionnelles et nourritures asiatiques ont enthousiasmés les festivaliers. Car le Paléo c’est cela aussi, découvrir et voyager le temps d’une soirée dans d’autres pays.

 

 

 

5. Arriver au dernier jour du festival et se dire que dès le lendemain il faudra reprendre une vie normale. Terminé le champ de boue et de paille, les rentrées à  3h du matin et les oreilles qui sifflent. « Chaque année je suis un peu nostalgique une fois le Paléo terminé. Mais il reste encore un jour et je compte bien en profiter » confie un paléiste.