Culture | 04.07.2015

Compétition internationale: un premier opus décevant

Texte de Raphael Fleury
Le premier film projeté au NIFFF dans le cadre de la compétition internationale, Homesick, de l'Allemand Jakob M. Erwa, déçoit au plus haut point.
Photo : © NIFFF 2015

Homesick, une déception ! Projeté aux Arcades dans une salle loin d’être comble, au cŠ«ur d’une touffeur térébrante, le deuxième long métrage du cinéaste Allemand – après All the invisible things – débute par un travelling avant alléchant. Mais la suite s’avère carrément mauvaise.

 

Un final indigne de Polanski

Jessica, jeune musicienne talentueuse, emménage avec son compagnon dans un nouvel appartement. Mais alors que le bonheur semble lui sourire, voilà  que d’étranges événements se produisent, jusqu’à  « un final époustouflant que Roman Polanski n’aurait pas renié », nous dit le NIFFF. Sauf que le final n’a rien d’époustouflant : écrasé par un long métrage qui manque de souffle, il fait pâle figure, ne parvient pas à  racheter ce qui précède.

 

Une Š«uvre qui n’a rien de glaçant

Comparer Jakob M. Erwa à  Roman Polanski, c’est osé. Dire que le cinéaste allemand « s’impose avec Homesick comme le digne héritier du cinéma européen le plus glaçant », c’en est trop. Le deuxième long métrage du réalisateur allemand n’a rien de glaçant. Les tripes ne vibrent pas. Le cŠ«ur, jamais, ne bat la chamade. Loin s’en faut. Un chat est retrouvé mort dans un lave-linge ? On le voyait venir. Une arme de poing fait rugir son canon ? On se doutait que cela allait arriver. Le suspense n’est qu’apparent. Le film a beau utiliser à  foison les plans fixes et les ellipses, il ne parvient néanmoins pas à  faire oublier sa vacuité.

 

Une déception pour commencer

Jakob M. Erwa ne s’impose pas. N’est pas Polanski qui veut. On a connu au NIFFF un cinéma allemand bien meilleur, comme par exemple le formidable Die Tür de Anno Saul. Une chose est sûre : Homesick ne sera pas la perle de cette quinzième édition du NIFFF. Mais commencer par une fausse note n’est pas une mauvaise chose : l’eau est mise à  la bouche, le meilleur ne peut que venir.

 

 

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