Culture | 19.04.2015

Un Caprices revisité

C'était la douzième édition du Caprices Festival et le concept a été encore une fois revisité, tout en gardant l'esprit très chic, voire bourgeois, qui fait sa particularité. Nos reporters sont globalement satisfaits, malgré quelques petits détails qui pourraient être améliorés.
La nouvelle scène du Caprice Festival (Photo : Valentin Berclaz)

 

En effet, le festival alpin le plus populaire de Suisse a été en grande partie remanié et les modifications apportées peuvent surprendre les habitués.

 

Ce changement est visible dès la lecture de la programmation. Le festival indique «renforcer son positionnement sur les musiques électroniques et urbaines» et c’est effectivement la modification cruciale de cette édition. On est très loin du Caprices qui proposait deux scènes principales avec des styles différents. Le Caprices se rabaisse à  une seule grande scène pour les artistes populaires.

 

 

Si le jeudi attire un public varié avec des artistes aux genres très différents, tels que Stress, Ayo et C2C, le vendredi et le samedi sont essentiellement orientés vers de la musique électronique dont les DJs ne sont pas forcément connus de tous. Nous notons cependant que la qualité des concerts et le choix des artistes ne peuvent que satisfaire les puristes et connaisseurs du domaine électronique, mais que cela se fait au dépend du reste du public. En ce qui concerne la scène principale, le Moon, nous remarquons la présence de Dixon, Digitalism, Luciano et Kollektiv Turmstrasse. Le Modernity (ou MDRNTY) propose également de l’électro pour la journée de dimanche avec Sven Väth, Apollonia et Christian Burkhardt.

 

L’autre grande modification concerne l’infrastructure, qui se déplace encore une fois, quittant le pied des télécabines de Cry d’Er pour le Centre de tennis de la Moubra, toujours à  Crans-Montana. Si ce changement de localisation peut paraître anecdotique, il désorientera les habitués et perdra les néophytes à  cause d’une mauvaise signalisation au sein de la station. De plus, ce changement ne concerne que la scène principale du Moon. Les autres emplacements sont particulièrement éloignés, ce qui n’encourage pas les migrations d’une scène à  une autre. Ce qui est fort dommage. Bien que la surface utilisée équivaut à  l’édition 2014 (4’000 m2), nous avons l’impression que la taille de l’espace VIP a été augmentée au détriment de l’avant-scène. D’ailleurs, la zone exclusive a été – comme à  son habitude – particulièrement soignée et la possibilité d’upgrader son billet a séduit de nombreux festivaliers.

 

 

En conclusion, si les modifications peuvent surprendre, on découvre une programmation de qualité qui a séduit les plus exigeants, mais pas forcément le public moyen. Résultat ? Nous avons l’ impression que la foule était clairsemée. La nouvelle infrastructure est beaucoup plus pratique, mais des détails restent à  fignoler pour retrouver la grande qualité à  laquelle nous avait habitués le Caprices Festival.