Sport | 23.04.2015

Les jeunes toujours plus nombreux

Texte de Lauriane Constanty | Photos de © ARC
Chaque année, de plus en plus de coureurs participent aux 20km de Lausanne. Entre 2006 et 2013, la proportion de jeunes athlètes a presque doublé. Décryptage.
«La course à  pied me permet de réfléchir. C'est souvent à  l'entraînement que je résous des problèmes, prends d'importantes décisions et formule des résolutions.»
Photo: © ARC

Grand record cette année pour la 34ème édition des 20km de Lausanne ! Samedi 25 avril, c’est 25’923 participants qui fouleront les pavées de la capitale olympique. Les 20km de Lausanne se hissent ainsi au rang de la 3ème plus grande course à  pied de Suisse. Et année après année, les jeunes coureurs sont de plus en plus nombreux.

 

La catégorie des jeunes âgés de 20 à  29 ans est effectivement celle qui augmente le plus au fil des éditions. A titre d’exemple, en 2006, ils n’étaient « que » 8.6 % à  s’élancer sur le parcours lausannois contre 15.1 % en 2013.

 

Un moyen de réfléchir

Damien, jeune sportif de 23 ans est inscrit aux 20km de Lausanne, explique quelle est sa motivation dans la pratique de la course à  pied. Hormis les sensations de bien-être et la dépense d’énergie, «la course à  pied me permet de réfléchir. C’est souvent à  l’entraînement que je résous des problèmes, prends d’importantes décisions et formule des résolutions.»

 

Face au stress quotidien et aux nombreuses sollicitations auxquelles doit répondre un jeune (études, job, tâches quotidiennes,…), la course à  pied est un moyen efficace d’évacuer les tensions accumulées et de ne penser à  rien d’autre qu’à  soi. «La course à  pied me force à  concentrer mon attention sur mes sensations et mon corps. Je fais abstraction des problèmes et des difficultés rencontrées durant la journée», répond Charlotte, 24 ans, qui participera pour la 4ème fois aux 10km de Lausanne. Finalement, courir est une manière de s’isoler et de rester dans sa bulle.

 

De l’individualisme au partage

Pourtant, «la course à  pied qui était plutôt un sport individualiste il y a quelques années évolue peut-être vers quelque chose de plus collectif et avec des valeurs telles que le partage, l’échange et les conseils mutuels», confie Nicole Pfister, coach running ESA (sport des adultes). La course à  pied étant une activité accessible pour tous, ne nécessitant que peu de matériel et praticable par tous les temps, il n’est pas surprenant qu’au fil des années ce sport ait réuni de plus en plus d’adeptes.

 

Et si quelques-uns résistent à  la tendance du running comme sport collectif, bien nombreux sont les coureurs qui appartiennent à  un club, participent à  des entraînements collectifs ou ont découvert ce sport lors de cours d’initiation. La tendance actuelle semble ainsi être au partage des buts et de l’effort.

 

Une ambiance conviviale

Et ce qui explique le succès grandissant des 20km de Lausanne c’est effectivement «le côté convivial de cette course, le sentiment d’appartenir à  une communauté et l’envie de vivre des émotions avec les autres», poursuit Nicole Pfister. Mais si les encouragements, tant du public que des participants, jouent un rôle important, c’est avant tout en soi-même qu’il faut trouver la motivation. La coach sportif développe ainsi sa réponse: «un sentiment de fierté et de valorisation se fait ressentir à  la fin de la course. De plus en plus de gens apprécient ces moments qui aident à  renforcer l’estime qu’on a de soi-même. »

 

Car la pratique d’une activité sportive est bien souvent indissociable de la recherche d’une performance. Participer aux 20km de Lausanne est une épreuve où force physique et mentale sont requises. Pour nos deux jeunes coureurs, le rendez-vous du 25 avril revêt la forme d’un défi sportif. C’est le moment où l’on peut éprouver son corps, aller au-delà  de ses capacités et se fixer un nouvel objectif personnel. «Pour moi les 10km de Lausanne c’est une journée festive dans l’année, que je partage avec des personnes que j’aime et qui me permet d’effectuer un bilan de mes capacités sportives. Une sorte de défi annuel à  ne pas manquer », confie Charlotte.

 

Anne, 22 ans participera pour la première fois aux 10km de Lausanne samedi 25 avril. Elle résume bien cette envie et cette force : «Je veux franchir la ligne d’arrivée en étant à  bout de souffle. Je veux être fatiguée et donner le meilleur de moi-même. Ma première fierté sera de terminer la course. Mais si j’y arrive dans le temps que je me suis fixé, mon succès et mon estime personnelle n’en seront que plus grands.»

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