Culture | 19.04.2015

Digitalism @ Caprices

Texte de Lucien Pannatier | Photos de Valentin Berclaz)
Pour la troisième et dernière soirée du Caprices Festival 2015 nous avons assisté à  Digitalism dans la désormais célèbre scène du Moon qui ne cesse de changer au fil des années. Cela fait trois ans que le festival suisse du printemps recherche une nouvelle formule gagnante, autant du point de vue de la programmation que de l'infrastructure.
Les deux compères de Digitalism dans leurs Š“uvres (
Photo: Valentin Berclaz)

 

En effet, de plus en plus petite, le Moon est l’unique scène qui accueille les artistes principaux du Caprices festival. De mieux en mieux conçu, le Caprices est loin des tentes du début. La salle est «en dur» et est bien mieux finie.

Vêtue d’écrans hexagonaux, la scène est sous le contrôle de deux techniciens visuels pour le vjing. Les effets sont beaux, propres, excellemment bien conçus et cohérents. Hélas, le setup de la scène ainsi que certains effets sont identiques durant toute la soirée. En effet, pas de personnalisation particulière pour chaque artiste. Cela permet un changement rapide entre les différents musiciens, mais on perd en originalité ce qui donne l’impression, pour les néophytes musicaux, d’assister à  une unique prestation durant toute la soirée.

Le duo de musique électronique allemand fait son entrée pile à  22 h 30. Pile dans les temps. Le public est au rendez-vous sans pour autant remplir l’habitacle en entier. Heureusement que l’infrastructure a été réduite depuis l’édition précédente!

Après seulement deux albums sur le fameux label Kitsuné, Digitalism s’est fait un nom sur la scène électronique. Durant toute la prestation, nous pouvons lire sur les visages des deux artistes un plaisir certain de performer dans les Alpes suisses pour le public de Crans-Montana.

Le live se divise aisément en trois parties distinctes. Techno « electro » techno. Digitalism nous offrent ici un DJ set teinté de plusieurs genres. Hélas, la principale partie electro s’est révélée un peu fade et monotone, définitivement ancrée dans le passé. La prestation aurait été des plus pertinentes quelques années en arrière. La scène électronique évoluant constamment et très rapidement, le live manquait d’originalité et de fraicheur bien que, globalement, elle ait été appréciée du public de Crans. Nous regretterions presque que le concert ne fût pas un peu raccourci pour ne laisser place qu’aux phases technos bien plus intéressantes d’un point de vue musical, mais aussi pour l’ambiance générale.

Sans pour autant révolutionner le genre, Digitalism a présenté un livre plaisant, bien construit et de qualité constante qui a plu au public.

Aurait-on pu en demander plus? Certainement. Peu d’originalité et moins au goût du jour. Doit-on s’en plaindre? Certainement pas. La prestation a été propre, décemment construite et agréable.