Culture | 28.02.2015

Tous au FIFOG !

Texte de Julien Calligaro | Photos de FIFF Namur
La dixième édition du FIFOG se tiendra du 20 au 29 mars 2015. Une centaine de films est au programme. Mais aussi des débats et conférences. Dix jours entre Orient et Occident, placés sous le signe de l'Amour.
Le film du Marocain Mohamed Amin Benamraoui, "Adios Carmen", raconte l'histoire d'un garçon qui découvre le cinéma avec Carmen, réfugiée espagnole tentant de fuir le franquisme.
Photo: FIFF Namur

Le compte à  rebours est lancé. Dans un peu moins de trois semaines, le Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG) ouvrira ses portes. Une centaine de films, des débats et conférences : le festival est unique en son genre. Pont entre l’Orient et l’Occident, il promeut la diversité culturelle à  travers ses projections cinématographiques. Pour asseoir sa singularité, le choix des films est crucial. Outre le critère de qualité, il faut que le film ait «un parfum de liberté et d’indépendance, explique Tahar Houchi, directeur artistique du festival. Il ne doit pas faire allégeance à  une quelconque idéologie». Une soixantaine de personnalités d’Orient et d’Occident seront également présentes, dont Adonis, poète syrien et président d’honneur de cette édition.

 

 

Amour oriental

Cette année, c’est l’Amour (avec un grand A) qui est à  l’honneur. «Nous essayons de choisir des thèmes originaux, marginaux et influents, justifie Tahar Houchi. Nous voulons mettre en avant cette émotion qui traverse l’Orient et qui vient se déverser sur l’Occident». En parallèle, un accent particulier sera mis sur le cinéma de la femme et de l’immigration. S’il ne fallait aller voir qu’un seul film ? Tahar Houchi est incapable de se décider : «j’adore tous les films», avoue-t-il. Il en cite tout de même quelques-uns, parmi lesquelles Adios Carmen, long-métrage de Mohamed Amin Benamraoui. Le réalisateur marocain a étudié à  Bruxelles pour ensuite revenir au Maroc réaliser ses films. Adios Carmen met en scène un garçon qui vit seul avec son oncle violent et qui découvre le cinéma avec une certaine Carmen, réfugiée espagnole tentant de fuir le franquisme. Le film a notamment remporté le premier prix du Festival du Film Arabe de Malmö.

 

Consolider l’ossature du festival

Cette dixième édition ne change pas fondamentalement des autres. «Nous essayons par contre d’en consolider l’ossature», déclare Tahar Houchi. Et cela sur plusieurs plans. Nouveaux partenaires, implication au sein de la semaine contre le racisme, ou encore reconduction du partenariat avec l’ONU. Le FIFOG projettera en effet un film dans les locaux de l’organisation. Le programme scolaire du festival s’intensifie également. Notamment à  travers «Le FIFOG à  l’école ou l’école au FIFOG», qui s’articule en deux temps. Ce projet invite d’une part les enseignants accompagnés de leurs élèves à  des projections au sein même du festival. D’autre part, le festival se déplace et propose ses films directement dans les salles de classe.

 

Cinq jurys différents devront décerner respectivement un FIFOG d’or et d’argent. L’année passée, le FIFOG d’or dans la catégorie des longs-métrages a été décerné à  Round Trip du réalisateur syrien Meyar Al Roumi. Le festival accueillera les visiteurs du 20 au 29 mars entre Genève, Lausanne, Versoix et la France voisine. Plus d’informations sur le site internet du FIFOG.