Sport | 15.01.2015

La pole, à  s’en faire tourner la tête.

Texte de Sarah Gay-Balmaz | Photos de Acropole Fitness.
Les 16 et 17 janvier prochains se déroulera la deuxième édition du Championnat suisse de pole dance au Casino Théâtre de Genève. Tink.ch a rencontré l'équipe de l'école Acropole Fitness afin d'en apprendre plus sur ce sport.
"la pole m'a tout de suite séduite pour son côté inhabituel et l'adrénaline qu'elle m'insufflait"
Photo: Acropole Fitness.

Forte d’une visibilité grandissante, la pole dance sera à  l’honneur les 16 et 17 janvier prochains au Casino Théâtre de Genève pour la deuxième année consécutive avec son Championnat suisse. A Neuchâtel et dans le Jura, les écoles Acropole Fitness, seront représentées non seulement par leur directrice, Sandra en catégorie « Elite Femme », mais également par Camille et Diane, professeures, et même quelques élèves. Que cela soit en compétition Pole Sport, axée sur la technique, ou en Pole Artistique, plus pointilleuse au niveau de l’expression, et aussi selon les catégories telles que Double, Homme, mais également Ados ; tous les sélectionnés répètent d’arrache-pied leurs performances à  l’aube de la compétition. Tink.ch est allé à  la découverte de ce sport hors norme. Une occasion de balayer les préjugés entourant cette discipline…

 

Des origines méconnues

Si la pole dance est principalement connue pour l’image sulfureuse véhiculée par les médias, notamment via son assimilation au strip-tease ; cette discipline tient pourtant ses racines des forains canadiens dans les années 20. Les premières barres utilisées étaient ainsi des piquets de tente. En Inde, c’est sous le nom de « mallakhamb » que les hommes effectuent des acrobaties autour de mâts verticaux. Mais, loin de ces origines exotiques, Sandra (directrice des écoles Acropole Fitness à  Courroux (JU) et Neuchâtel et vice-championne suisse de pole dance) a quant à  elle découvert cette discipline par le biais de recherches d’inspiration pour le groupe d’agrès qu’elle entraînait alors. « J’ai regardé une vidéo d’une chorégraphie de pole dance sur une musique tango et ça a été le coup de cŠ«ur : il fallait que je teste ce sport et ces acrobaties » confie-t-elle.

 

Un sport complet

Au sein même de l’équipe de l’école Acropole Fitness, les parcours ayant mené à  la pole dance diffèrent. Cirque, agrès et gymnastique font ainsi partie des expériences sportives préalablement pratiquées : un plus notable étant donné que la pole dance se rapproche de ces disciplines, tant par ses figures de transition que ses acrobaties. Camille, professeure depuis un an et concourant en Pole Artistique, raconte : « Après des années de danse, la pole m’a tout de suite séduite pour son côté inhabituel et l’adrénaline qu’elle m’insufflait. ». Ce à  quoi Sandra ajoute que la technique requise pour effectuer les acrobaties à  plusieurs mètres du sol, parfois la tête à  l’envers, offre des perspectives de challenge attrayantes. Cependant, si la pole dance offre une nouvelle forme d’expression artistique, elle n’en reste pas moins un sport exigeant requérant non seulement de la force, mais également de la technique et de la souplesse.

 

Et le regard des autres ?

Malgré la forte implication physique demandée, cette discipline souffre d’une image sulfureuse. « Ce n’est pas un sport facile à  assumer d’emblée, car il est encore assimilé au strip-tease et fortement sexualisé » explique Camille. Pendant les cours, pourtant pas de danseuse tournant lascivement autour de la barre… Au programme : cardio, abdominaux, souplesse et acrobaties. La directrice affirme toutefois qu’il il ne faut pas nier l’entier de la sensualité de la pole ; mais qu’elle ne doit pas être réduite à  ce côté sexy. Cependant, comme le côté acrobatique peut parfois faire peur à  certain(e)s, l’école offre une gamme de cours variée. Chorégraphie, équilibre, souplesse; il y’en a pour tous les goûts !

 

Vers une démocratisation de la pole dance

Peu à  peu, la pole gagne donc en visibilité et légitimité. En effet, depuis 2013, la Fédération Suisse de Pole a été créée afin de réglementer, contrôler et développer la pratique de la pole, instaurant notamment le Championnat national récompensant les athlètes suisses. De plus, de nombreuses écoles ont ouvert leurs portes en Romandie récemment. Sandra, lancée en tant que directrice depuis maintenant trois ans, explique : « C’est un des rares sports que l’on peut « prendre en route » en tant qu’adulte et dans lequel on peut évoluer ».  Ce à  quoi Camille ajoute que c’est une activité physique offrant une ambiance fun, loin de la solitude d’un fitness. En pourparlers pour devenir une compétition officielle aux Jeux Olympiques, représentée en Suisse par de plus en plus d’adhérents, nul doute que la discipline a de beaux jours devant elle, entre fun et sueur.

 


Information : Vous pouvez retrouver l’équipe d’Acropole Fitness non seulement au Championnat Suisse le 16 et 17 janvier prochains au Casino Théâtre de Genève, mais également sur leur site www.acropolefitness.ch.

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