Culture | 18.11.2014

Hunger Games, la révolte – partie 1 : une évolution intéressante

Texte de Selver Kabacalman | Photos de © Lionsgate
La première partie du dernier chapitre du blockbuster Hunger Games va envahir les cinémas dès le 19 novembre. Notre reporter a apprécié la maturité de ce nouvel opus, qui fait la part belle aux femmes
Fin des jeux et début de la rébellion pour Katniss.
Photo: © Lionsgate

Le phénomène mondial Hunger Games se poursuit avec la sortie du troisième opus le 19 novembre prochain dans les salles romandes. Ce film sera la première partie du dernier chapitre des livres de Suzanne Collins sur grand écran. Un opus en rupture totale avec les précédents.

 

Katniss, l’arme puissante de la révolution

 

Les jeux sont terminés. Katniss a survécu à  sa deuxième participation. Secourue par un groupe de rebelles, elle se trouve au centre d’une rébellion dont le but est de renverser le Capitole. Alma Coin (Julianne Moore), présidente de la faction rebelle, veut que Katniss deviennent l’égérie et la force unificatrice de la révolution. Créer un héros autour du geai moqueur pour rassembler et soulever le plus de districts possibles contre le pouvoir totalitaire exercé par Snow (Donald Sutherland), c’est le but qu’ils cherchent à  atteindre. Katniss accepte d’être instrumentalisée à  une seule condition: que Peeta (Josh Hutcherson), l’homme qu’elle aime, ainsi que les vainqueurs, détenus prisonniers et torturés par Snow, soient secourus et graciés par les rebelles. Peeta n’est cependant plus le même. Devenu porte-parole du Capitole, il a été torturé et conditionné à  détester Katniss. En agissant par amour et intérêt personnel, Katniss Everdeen aura tout le sort de Panem entre ses mains.

 

Une rupture avec les deux films précédents

 

 

Loin des jeux, ce film est plus sombre, plus grave et plus dramatique que les précédents. Guerres, révoltes, politique, idéologie et héroïsme sont les trames principales de ce long-métrage dans lequel les jeunes acteurs (les vainqueurs des jeux) sont moins présents que les acteurs plus expérimentés, tels que Elizabeth Banks (Effie), Woody Harrelson (Haymitch) ou encore Philip Seymour Hoffman (Plutarch). Cette absence laisse place à  un jeu d’acteur sublime, dans lequel Jennifer Lawrence brille de mille feux.

 

En plus du ton plus grave, et d’un film qui se détache de l’étiquette « film pour adolescent » qu’on avait tendance à  lui coller, on trouve également une évolution dans le personnage de Katniss. Amoureuse, vulnérable, remplie de doutes, mais aussi fortement déterminée, Jennifer Lawrence incarne, à  la perfection, une héroïne instable émotionnellement. Aussi fragile que peut l’être l’issue d’une révolution, le caractère principal du film peut à  tout moment, tout faire basculer.

 

Les femmes dirigent la rébellion

 

 

Ce dernier opus est aussi une histoire qui fait honneur aux femmes. Entre Katniss Everdeen, le symbole de la révolution ; Alma Coin, la directrice militaire ou encore Effie Trinket, la seule qui connaît parfaitement Katniss, on assiste à  une production où les femmes mènent les combats. Discours enflammés et poing levés, ce sont elles qui sont au front.