Culture | 14.10.2014

« Une grande part de la science-fiction est aujourd’hui bien sombre »

Texte de René Progin | Photos de Noa Grothe
De par ses engagements à  diverses conventions en Europe, l'acteur américain Christopher Judge était en Suisse au moment de fêter ses 50 ans. Rencontre autour d'un café, juste avant le début du Swiss Fantasy Show.
Christopher Judge n'a presque pas pris une ride depuis le début de «Stargate SG-1».
Photo: Noa Grothe

Christopher Judge est principalement connu pour avoir tenu le rôle de Teal’c dans la série «Stargate SG-1» de 1997 à  2007. Mais à  l’inverse de son personnage, l’acteur a beaucoup ri et s’est montré très détendu!

 

 

Je crois savoir que vous fêtez vos 50 ans en Suisse?

Oui… et vous êtes sensé dire que je suis le plus beau cinquantenaire qui soit! (rires). Comme je suis en Belgique le weekend prochain, je ne vais pas rentrer chez moi entretemps. C’est la première fois que je viens ici, donc je suis vraiment content. Je regrette par contre de ne pas pouvoir être avec mon épouse et mes enfants.

 

 

Depuis «Stargate SG-1», vous avez aligné de plus petits rôles. Il y a quelques mois, votre nom est apparu sur un nouveau projet de science-fiction, «Nobility». De quoi s’agit-il?

C’est quelque chose de très peu commun. «Nobility» joue beaucoup sur l’humour et les situations ridicules. Ça va être drôle! Une grande part de la science-fiction est aujourd’hui bien sombre, je crois qu’on s’est éloigné de tout son fun. Elle ne doit pas toujours montrer la destruction de la Terre, la mort de civilisations ou l’explosion de l’univers… Cela en fait partie bien sûr; mais il y a toute une part de situations ridicules et d’occasions de bien rigoler.

 

 

Avez-vous d’autres projets en cours?

Je participe à  la création d’un film «live-action» basé sur le jeu vidéo Infinity Blade. Nous avons lancé une campagne de financement participatif il y a un mois. J’y prendrai le rôle de Thane, qui dans les jeux est un ennemi à  vaincre. Et vous me verrez dans plusieurs projets vraiment cool.

 

 

«Stargate SG-1» s’est terminée il y a sept ans, et des films ont été tournés par la suite. Qu’avez-vous gardé de cette aventure?

Je n’aurai probablement plus jamais un job aussi fun que celui-ci. J’ai fait plusieurs autres rôles depuis… mais travailler sur une série aussi célèbre, en ayant ces relations extraordinaires en studio, a vraiment été une expérience de vie unique. Nous étions un groupe de gens qui réellement se souciaient les uns des autres. Sur d’autres tournages, c’est vraiment différent, souvent très sérieux.

 

 

Vous sembliez avoir une très bonne relation avec Richard Dean Anderson. Mais  bien avant «Stargate SG-1», vous aviez déjà  joué avec lui alors qu’il était encore MacGyver…

Oh… ça date! Je me souviens avoir été tellement nerveux! A l’époque, «MacGyver» était la plus grande série. Le jour du tournage, je tremblais lorsque Richard est arrivé; pourtant, il était un gars tellement normal! Il a pris du temps avec moi, petit débutant, et j’ai découvert combien il était drôle, chaleureux et accueillant.

 

 

Avec le temps, le personnage de Teal’c a évolué. Il a commencé à  sourire et à  devenir plus… humain. Qui a fait ce choix, les scénaristes ou vous?

Je suis allé vers les scénaristes, et je leur ai dit: «vous savez, il ne peut pas rester indéfiniment comme cela». Le personnage doit avoir une évolution, tout ce qu’il vit et découvre a un impact sur lui. Teal’c est un extraterrestre, mais ses ancêtres étaient humains. J’avais donc envie qu’il développe graduellement des caractéristiques plus humaines. Les producteurs ont accepté et m’ont laissé peu à  peu ajouter les changements qui me paraissaient cohérents.

 

 

Face à  l’humour de certains de vos collègues, vous restiez particulièrement stoïque devant les caméras durant les premières saisons de la série. Comment faisiez-vous?

Je pensais simplement à  ma première épouse, ça me forçait à  rester assez sérieux!

 

Vidéo: Christopher Judge, alias Teal’c dans la série Stargate SG-1, cite une phrase culte de la série: « En effet! »

And in french, please!