Culture | 07.09.2014

Electrosanne: « Notre philosophie c’est d’être éclectique »

Electrosanne vient de terminer sa 9ème édition et s'engage donc dans sa dixième année d'existence. Jérémy, programmateur et coordinateur artistique depuis quatre ans, répond à  nos questions.
"Trouver des artistes en soi n'est pas compliqué mais c'est avoir ceux que l'on veut qui est moins évident."
Photo: Ashley Bandade

Quelles sont les démarches pour la programmation du festival ?

Dans un premier temps, j’écoute beaucoup de musique électronique, j’essaie de m’intéresser à  ce qui sort au cours de l’année et ensuite je fais une sélection. Trouver des artistes en soi n’est pas compliqué mais c’est avoir ceux que l’on veut qui est moins évident.

 

Est-il important d’avoir une certaine cohérence musicale entre les artistes que tu choisis ?

Notre philosophie est d’être éclectique dans nos choix, car le spectre de la musique électronique est très large. Cependant, sur les différentes scènes, le but est d’avoir une cohérence entre les artistes qui se suivent durant les trois jours.

 

Comment Electrosanne a-t-il débuté ?

C’est tout simple, en 2006, nous avons décidé d’organiser une soirée électro avec un DJ espagnol à  l’affiche. La soirée a remporté un gros succès, nous avons alors choisi d’en faire d’autres et c’est en 2009 que l’idée de créer un festival s’est imposée.

 

Cette année, le festival a commencé avec Mirko Loko, un DJ suisse très connu. Pourquoi ce choix ?

Mirko Loko est une veille connaissance, et il était déjà  présent sur l’une de nos scènes en 2011. Et étant donné qu’il apprécie énormement le festival, nous l’avons invité. Mais c’est aussi parce que nous avons la volonté de faire jouer des artistes locaux. D’ailleurs, Mirko a toujours révé de créer un tel projet mais n’a pas trouvé le temps et l’énergie à  l’époque, donc il est toujours là  pour nous soutenir.

 

Electrosanne n’est pas le Paléo ou le Montreux Jazz. N’est-ce pas trop difficile de trouver des bénévoles ?

Etonnamment non. Nous avons environ 300 bénévoles inscrits à  notre festival, et l’on ne pourrait sûrement pas exister sans eux. La plupart sont des étudiants qui reviennent chaque année, et nous essayons de créer un climat familial pour qu’ils prennent du plaisir à  travailler pendant ces 3 jours.

 

Quel est le meilleure souvenir que tu gardes de 4 ans d’expérience ?

C’est à  la fois le meilleur et le pire mais il s’agit de l’année dernière : il y a eu une tempête samedi soir et Raoul K jouait à  la Ruche. Nous avons subi cinq coupures d’électricité au total à  cause de cela. Au bout de la 5e fois, il a dit « si ça recommence je serai obligé d’arrêter le concert ». A ce moment là , John Talabot lui proposé de jouer avec lui, d’autant plus qu’ils ne l’avaient jamais fait. Il pleuvait des cordes mais avoir les deux artistes sur scène était génial.