Culture | 03.08.2014

Une étoile montante nommée James

Du 31 juillet au 3 août, l'Estivale Open Air s'est tenu sur les rives d'Estavayer-le-Lac. La soirée de samedi a réservé quelques surprises et coups de cS«ur, dont James Arthur.
James Arthur, une étoile montante à  l'Estivale Open Air samedi soir. Photo : Vincent Allemandet

Pop, soul, rock, electro… La programmation éclectique de samedi à  l’Estivale Open Air avait de quoi satisfaire tous les goûts. Parmi les six artistes présents sur la presqu’île d’Estavayer-le-Lac, l’une des têtes d’affiches de la soirée a fait l’unanimité. James Arthur, encensé par la critique et porté par ses fans, a ravi les spectateurs grâce à  son répertoire qui allie soul et hip hop. Retour sur un concert qui a tenu ses promesses.

 

 

Un concert attendu

Vainqueur de l’émission X-Factor britannique en 2012, James Arthur a tout de la machine de guerre commerciale. Il est stylé, tatoué, bénéficie d’une grosse couverture médiatique, chante plutôt bien et titille même la guitare à  ses heures. Nombreux sont ceux qui, avec le même profil, ont connu une carrière éclair, n’ayant eu que le temps d’effleurer les étoiles. Une demi-heure avant qu’il ne monte sur scène, les abords de celle-ci sont déjà  pris d’assaut par des fans trépignants. «Je vais enfin voir mon chouchou», lance à  une de ses amies une adolescente appuyée contre la barrière. Ce qui ne fait pas de doutes, c’est que James ne se déplace pas sans son cortège de fans. «Tell them I was happy, And my heart is broken»: certains chantonnent, avec plus ou moins de justesse, les paroles de son tube «Impossible». La tension est palpable: quelques minutes avant l’entrée en scène de la star tant attendue, il ne reste plus une seule place de libre dans le public.

 

 

Un showman né…

Soudain James Arthur apparait, souriant, triomphant, et entre directement dans le vif du sujet avec un morceau pêchu. Après quoi le chanteur de 26 ans retire nonchalamment ses lunettes de soleil et provoque sans doute inconsciemment une nuée de cris hystériques. C’est aussi ça la fan attitude, n’en déplaise aux tympans fragiles. Contre toute attente, bien qu’il soit issu d’un star system où tout est lisse et programmé, James Arthur a le mérite de proposer un show très personnel. Semblant vouloir sortir de cette image de machine à  tubes, il n’a de cesse de mettre en avant une identité musicale qui lui est propre. «De dieu ce qu’il envoie», soulignera même à  juste titre un père venu accompagner sa fille et finalement pas si mécontent du déplacement.

 

 

…et un vrai contact avec le public

Pas dénué d’humour, le chanteur originaire du Teesside interpelle les spectateurs de la zone VIP avec un savoureux «You have money!». Puis se retournant vers le public en fosse, il interroge: «Are you drunk?». Devant une réponse majoritairement positive, il laisse échapper un «Cool» en souriant. Les tubes s’enchainent, entrecoupés de passages résolument soul et plutôt pointus pour un jeune artiste. Les spectateurs sont même gratifiés d’une reprise de «Cry me a river» aussi inattendue que personnelle. En définitive, James Arthur était très attendu et il a rempli sa part du contrat avec brio, réussissant même la performance de convaincre les derniers indécis.