Culture | 17.08.2014

Le métal à  l’honneur

Du 14 au 16 aout, Le Locle a accueilli la neuvième édition du Rock Altitude. La soirée de vendredi, fer de lance de ce festival rock, était essentiellement consacrée au métal.
Down, les vieux briscards du heavy métal .
Photo: Vincent Allemandet

Quand le jeudi au Rock Altitude on vous dit «tu verras demain, ça ne pas être de tout repos», ne prenez jamais cette réflexion à  la légère. La fureur s’est déchainée tout au long de la soirée de vendredi et a rendu de la météo exécrable quasi anodine. Pendant la très attendue nuit dédiée au hard, au métal, à  ce que la musique rock a engendré de plus violent, la patinoire du Locle a vu ses fondations trembler sous les décibels et les piétinements. Une soirée au Rock Altitude à  ne pas placer entre toutes les mains.

 

 

Converge, les rois du HardCore

«Dis papa, pourquoi le monsieur il crie fort dans son micro?». Par cette question, la petite Laurana en a soulevé beaucoup d’autres, et pas simplement sur le niveau de coolitude de son papa pour l’avoir amenée sciemment au cŠ«ur même de l’apocalypse. Le monsieur en question? Jacob Bannon. Son activité favorite? Semer le chaos et accessoirement être la voix destructrice du groupe Bostonien Converge. La brutalité de leur hardcore fait passer les groupes de la veille pour des bandes-son de films Disney. Les fans sont aux anges, si tant est qu’il y en ait en enfer. Pogo et headbanging à  foison, cris à  l’unisson, c’est une énergie sans pareille qui se dégage de l’ensemble scène et public, ne faisant au final plus qu’un.

 

 

Red Fang, les plus attendus

Le groupe originaire de Portland aux États-Unis est LA formation heavy rock qui monte. D’ailleurs ce n’est pas compliqué de s’en rendre compte: les festivaliers se pressent pour ne pas rater le concert, bien que celui-ci soit programmé sur la plus petite des deux scènes. Le public est fébrile quelques minutes avant le début du show, et les premières notes jouées sonnent comme le top départ d’un ballet anarchique. Red Fang envoie du lourd, du puissant à  l’image de leur titre «Wires» qui a eu un effet euphorisant sur les fans.

 

 

Down, les bêtes de scène

Autre représentant de la Métal Académie, Down arrive en «papa». Posey! comme disent les jeunes. Phil Anselmo, le chanteur, et sa clique de vieux briscards du heavy métal débarquent sur scène avec le flegme et la nonchalance de ceux à  qui on ne la fait plus. D’ailleurs, le colosse américain n’a pas manqué de placer quelques piques incendiaires à  l’intention d’autres groupes, histoire de montrer qui était le patron. C’est une débauche de distorsion et de sons noisy qui a été déversée sur le public. Leur style inimitable allie les influences de leurs groupes d’origines respectifs comme Pantera, Goatwhore ou encore Eyehategod. Un pot-pourri mutant transgénique carrossé oldschool qui a déchainé les foules.