Culture | 26.07.2014

Les Ogres ont envahi les Arches

Vendredi en début d'après-midi, les Ogres de Barback ont foulé la scène des Arches du Paléo. C'est devant un public conquis que ces joyeux troubadours ont dansé et chanté pour célébrer leur vingt ans ans de carrière musicale
L'ambiance était à  son comble à  la fin du concert, lorsque la troupe des Ogres est descendue dans la foule pour une joyeuse farandole. Photos: Christian Baudat

Vingt ans, ou 2000 concerts joués dans les rues, les bars et l’Olympia de Paris, et près de 700’000 albums vendus. Le tout dans une totale indépendance. En effet, la longévité des Ogres de Barback ne doit rien aux médias mais seulement à  leur passion de la musique, leur envie de liberté et d’échange avec le public. Accompagnés de la Fanfare Eyo’nlé pour l’occasion, chanson française et musique africaine se sont mêlées le temps d’un concert, où même le soleil était de la partie pour illuminer ces aventuriers troubadours.

 

Entre danses et chansons multi-instrumentistes

Les Ogres de Barback, ce sont quatre frères et soeurs. Au travers de chansons colorées, une plume revendicatrice et des textes poétiques, la musique de ces joyeux troubadours transporte son public depuis vingt ans entre les rues parisiennes et les quatre coins du monde. Pour célébrer leur anniversaire, les Ogres de Barback se sont alliés à  la Fanfare Eyo’nlé venue tout droit du Bénin. Musique française, tzigane et africaine, c’est une farandole d’instruments de musique qui est passée entre les mains de la joyeuse troupe: accordéon, violoncelle, trompettes, scie musicale, percussions, instruments africains… Une musique entraînante, qui a fait voyager les festivaliers bien loin de la Suisse romande.

 

Avec des textes malins, percutants et souvent teintés de politique, leurs chansons touchent toutes les générations. Et si de nombreux jeunes adultes étaient présents pour danser et chanter sur les titres les plus connus, avec notamment une belle reprise de «Rue de Panam», les festivaliers plus âgés se sont rapidement fondus dans la foule et ont suivi le mouvement. «Je ne connaissais pas cette troupe, mais c’est vraiment très sympa», confie une dame tout sourire. Il faut dire qu’il est difficile de résister à  l’envie de se trémousser, tant le groupe est entraînant et le chanteur communicatif avec son public. Les Arches ont été envahies ! En plus de la musique, les pas de danse sur scène étaient également du spectacle: entre claquettes et danses africaines, ces artistes savent tout faire.

 

Une fin de concert en farandole

Pour la fin du concert, les Ogres de Barback ont invité le public à  chanter le refrain et c’est avec énergie que chacun, main dans la main, a fredonné les paroles. Une ardeur qui s’est élevée lorsque chanteurs et musiciens sont descendus de scène pour venir se fondre dans le public. C’est une joyeuse farandole de musique qui a arpenté la place des Arches. Jeunes et adultes, tout en dansant, se sont précipités pour suivre les Ogres de Barback et la Fanfare Eyo’nlé durant quelques minutes. Une fois le spectacle terminé, les festivaliers n’ont pas pour autant quitté les Arches. L’ambiance était tellement festive que tous sont restés sur place à  chanter et danser, alors que techniciens et bénévoles avaient déjà  investi la scène pour ranger le matériel.

 

C’est certain, les Ogres de Barback ont fait sensation au Paléo. Et comme un signe pour marquer la fin d’un concert haut en couleur, la pluie a commencé à  tomber; et c’est sous un déluge que le public a finalement quitté la scène de Arches.

 


Retrouvez ici les photos des concerts de vendredi soir

Lisez également l’interview des Ogres de Barback réalisée par Anne Maron durant le Montjoux Festival