Culture | 10.07.2014

Le retour raté des Transformers

Après "Transformers 3: la Face cachée de la Lune", Michael Bay réalise le quatrième opus de la série de science-fiction américaine. Ce quatrième volet, déjà  numéro 1 des box-offices américains, sortira le 16 juillet dans les cinémas suisses.
Le cinéma nous bassine encore une fois avec les mêmes histoires, les mêmes scénarios vides et les mêmes clichés.
Photo: © Paramount Pictures

Quelques années après la bataille destructrice de Chicago, les Autobots et les Decepticons ont disparu. Le Gouvernement américain chasse activement les derniers pour les supprimer et les éradiquer totalement de la planète. Harold Attinger (Kelsey Grammer), haut fonctionnaire de la CIA, mais surtout grand parano complexé part le manque de reconnaissance et de pouvoir, est à  l’origine du programme de destruction massive des Autobots et Decepticons restants. Son but après avoir détruit ces robots, considérés comme nocifs aux humains: recréer ses propres robots, des machines plus performantes et plus puissantes technologiquement. Aidé de Joshua Joyce (Stanley Tucci), un riche millionnaire qui possède une entreprise de nouvelles technologies, ils réussiront à  créer une armée de nouveaux Transformers dernier cri, qui aura tout de même quelques failles.

 

Parallèlement, on assiste à  une autre histoire, dans une ferme du Texas. Celle de Cade Yeager (Mark Wahlberg), un inventeur-bricoleur qui tente de faire fortune grâce à  ses inventions afin de payer les études de sa fille Tessa (Nicola Peltz). Au cours d’une de ses nombreuses recherches de matériau, il déniche un vieux camion dans un cinéma abandonné. Mais ce camion réserve quelques surprises qui changera définitivement leur vie.

 

Sans originalité

Ce scénario « gentils contre méchants » a été vu et revu une dizaine de milliards de fois au cinéma, mais Hollywood ne semble pas s’en lasser. Des héros masculins qui sauvent le monde, un couple (Tessa et son copain le coureur de voiture Shane) tout droit descendu des podiums de mode, des combats incessants entre robots et humains, des luttes manichéennes… Bref, le cinéma nous bassine encore une fois avec les mêmes histoires, les mêmes scénarios vides et les mêmes clichés: la lutte du bien contre le mal, la loyauté envers ses frères d’armes, la protection de la gent féminine en détresse, la virilité derrière la violence, l’amour et la fidélité à  tout prix, mourir pour une cause, l’admiration devant un leader, etc. Barbant n’est-ce pas ? Aucune nouveauté et aucune originalité, voilà  ce qu’est devenu Transformers au fil des épisodes. Michael Bay l’a appelé Transformers 4: l’Áge de l’extinction et il n’a pas tort: le temps des Transformers est clairement révolu sur les écrans des salles de cinéma.

 

Ennui et incompréhension garantis

Transformers 4 est la promesse de 165 longues minutes d’ennui profond. Sans doute les minutes les plus éternelles passées dans une salle obscure à  tenter de décrypter un film trop mystérieux. Entre scènes de combats indéchiffrables, histoires qui s’entremêlent et les innombrables lieux dans lesquels l’action se déroule (aux Etats-Unis comme en Chine), ce film est d’une complexité rare mais surtout inutile. Les Transformers sont bien de retour sur les écrans, mais avec un zéro pointé pour ce nouveau volet qui aurait mieux fait de ne pas exister, pour le bien de la saga.