Culture | 06.07.2014

L’Afrique du Sud au sommet

Texte de Raphael Fleury
L'un des premiers films projetés vendredi à  Neuchâtel lors de la 14ème édition du NIFFF fera sans doute parler de lui encore longtemps : I number number, du Sud-Africain Donovan Marsh, est un film d'action explosif.
I number number, une Š“uvre explosive bénéficiant d'une mise en scène pleine d'audace. Photo : NIFFF

Tandis que le nouveau long-métrage du célèbre Britannique Terry Gilliam était projeté au Théâtre du Passage dans le cadre de la cérémonie d’ouverture du NIFFF, le 4 juillet, l’Š«uvre d’un cinéaste inconnu sur nos terres, Donovan Marsh, faisait une démonstration de force au Temple du Bas, dans une salle loin d’être pleine. A tort : on peut considérer I number number comme un chef-d’Š«uvre.

 

Une Š«uvre explosive

Gros plans. Cigarettes, briquet, armes de poing, visages en sueur. L’incipit de I number number annonce la suite : une Š«uvre explosive bénéficiant d’une mise en scène pleine d’audace. Le long-métrage de Donovan Marsh fait si bien mouche qu’on ne peut que souhaiter la présence au NIFFF d’autres films en provenance d’Afrique du Sud. N’ayons pas peur de la comparaison : I number number se situe quelque part entre Heat de Michael Mann et Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, deux Š«uvres cultes. C’est dire la qualité de I number number.

 

Flics et truands

Deux flics et des gangsters. Voilà  les termes à  utiliser pour résumer le film de Donovan Marsh en un minimum de mots. Deux flics qui n’hésitent pas à  infiltrer des bandes de truands afin de les faire tomber. Jeu dangereux, évidemment, qui ne manque pas de leur poser bien des problèmes. Corruption : un autre terme à  souligner. Elle est telle, en Afrique du Sud, que bon nombre de policiers trempent dedans. Nos deux héros sont eux aussi soumis à  cette tentation, synonyme d’argent facile. Facile peut-être, mais sale en tout cas. Il s’agira pour eux de faire des choix moraux.

 

Rien que du bonheur

Parfait jeu d’acteurs, bande son de bon aloi, excellent scénario. Voilà  ce qui caractérise encore I number number. Mais si le film devait se distinguer par un seul aspect, ce serait sans doute celui de la mise en scène : pleine d’audace, comme nous l’avons dit. Donovan Marsh n’est pas loin d’être un génie : non seulement il a réalisé ce formidable film, mais il en a écrit le subtil scénario. Une Š«uvre forte, poignante, remuante. Pas étonnant qu’Hollywood ait succombé à  sa célèbre manie  : acheter les droits du film pour en faire un remake.

 

Info


I number number est une Š«uvre qui fera date, du moins dans l’histoire du NIFFF. L’Š«uvre sera projetée une seconde fois, dans la salle des Arcades, le jeudi 10 juillet. Une séance de rattrapage à  ne manquer sous aucun prétexte, pour ceux qui auraient manqué la première projection.

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