Culture | 08.07.2014

La tradition du ciné-concert

Texte de Raphael Fleury | Photos de NIFFF
La journée du 5 juillet a été l'occasion pour le NIFFF de s'exprimer non seulement au cinéma, mais aussi dans la Ville de Neuchâtel et même sur le lac. Les festivités, gratuites, portent le nom de « NIFFF Invasion ». Parmi elles, le ciné-concert.
Les gosses de Tokyo, du Japonais Yasujiro Ozu, a été choisi dans le cadre du ciné-concert.
Photo: NIFFF

Non content de faire son nid dans les salles obscures, le NIFFF essaime jusqu’au centre de la Ville de Neuchâtel le temps d’une journée. « NIFFF Invasion », c’est un ciné-concert, une enquête à  travers la ville ou encore des performances réalisées par le Centre d’Art de Neuchâtel (CAN) aussi bien en ville que sur le lac, à  bord d’un bateau. Zoom sur le ciné-concert.

 

Les gosses de Tokyo

La particularité du ciné-concert de cette année, c’est sa mise sur pied en collaboration avec la Lanterne magique, le célèbre club de cinéma pour enfants. Ainsi, ces derniers étaient nombreux à  être présents lors de la projection du film. Une démarche à  saluer.

Cette année, Les gosses de Tokyo, du Japonais Yasujiro Ozu, a été choisi dans le cadre du ciné-concert, après Nosferatu l’année passée, Metropolis en 2012 et Le voyage dans la Lune ainsi que Les amants de la Lune en 2011. Ozu « pose un regard tendre et burlesque sur les relations parents-enfants », est-il écrit dans le catalogue officiel du festival. Le film, tourné en 1932, montre des enfants faisant l’école buissonnière, jouant à  des jeux innocents ou cruels, fumant, tout cela au grand dam de leurs parents.

 

Un événement à  ne pas manquer

Au NIFFF, le ciné-concert existe depuis maintenant quatre ans, et l’expérience devrait se pérenniser. L’événement n’est donc pas loin de devenir une tradition, ce qui est réjouissant : on sait la musique indissociable du septième art, c’est donc une chance de pouvoir assister à  la projection d’un film muet, accompagné d’une performance musicale en direct.