Culture | 25.07.2014

« Allons voir »… la Rue Ketanou

Rencontre avec La Rue Ketanou quelques heures avant leur concert au Paléo Festival, en toute simplicité
Photos: Maxime Lonfat / Christian Baudat

Depuis plus de dix ans, Florent Vintrigner, Olivier Leite et Mourad Musset – alias la Rue Ketanou – voyagent et partagent leur passion de la musique sur scène et dans les bars. Accordéon, guitares et percussions invitent le public dans l’univers si particulier de ce groupe de rue, qui mêle chanson française, tzigane et folk. Le 6 janvier 2014, la Rue Ketanou a sorti un nouvel album: « Allons voir ». Nous sommes partis à  leur rencontre quelques heures avant leur concert au Paléo Festival, pour une interview en toute simplicité.

 

Quel est le message que vous voulez transmettre au public avec votre nouvel album « Allons voir » ?

Olivier : C’est le voyage, c’est aller voir les autres, rester curieux, aller voir ce qui se passe derrière notre fenêtre. Laisser voir, c’est rester ouvert, ouvert pour toutes les couleurs.

 

Pendant l’enregistrement de votre album, c’est toujours cela que vous avez eu à  l’esprit, être ouvert et chercher le contact avec le public ?

Florent : Nous avons d’abord joué les chansons sur scène, donc nous sommes allés voir les chansons avec le public. C’est un enregistrement studio, mais qui a d’abord été joué sur scène. Il y a alors un peu de live dans notre mémoire lorsque nous avons enregistré l’album.

Olivier : En jouant devant notre public, c’est là  que l’on s’est rendu compte de ce qui fonctionnait ou pas. On ne s’en rend compte que dans l’énergie, sur scène et avec le public.

 

Dans votre nouvel album, on retrouve toujours votre plume, à  la fois poétique et contestataire. Est-ce important pour vous d’avoir ce rôle « d’agitateur de conscience » ?

Florent : On n’est pas dans l’idée de faire prendre conscience aux gens de certaines choses. C’est en fait plus un truc qu’on aurait envie de dire. Ce sont des interrogations que l’on se pose à  nous-mêmes.

Olivier : En écrivant quelque chose, d’un seul coup on se met à  réfléchir à  un truc auquel on avait peut-être pas pensé avant. On prend nous-mêmes conscience de certains points lorsqu’on écrit.

 

Chacun de vous écrit et compose la musique. Comment vous organisez-vous dans l’écriture de vos morceaux ?

Olivier : Il n’y a surtout pas de méthode particulière ! On n’a aucune méthode de travail

Florent : On est complémentaires

Olivier : On fait aussi d’autres choses que la Rue Ketanou, ce qui est très enrichissant. Et quand on se retrouve, on a plein de choses à  raconter, à  partager et donc à  écrire.

 

En 2009, vous étiez déjà  venus au Paléo. Comment trouvez-vous le public suisse ?

Florent : Vous êtes très nombreux ! Et on a un super public. Mais il n’y a pas vraiment de différences, d’une région à  l’autre le public se ressemble.

 

Est-ce qu’il y a un artiste du Paléo Festival avec qui vous aimeriez partager la scène le temps d’une chanson ?

Les trois : Elton John !

Olivier : Si on croise Elton John, on va lui parler et lui demander s’il ne veut pas faire un mélange accordéon-piano avec nous.

Olivier : On aime beaucoup chanter avec d’autres artistes et partager une chanson sur scène. Dès qu’on peut le faire, c’est donc avec grand plaisir.