Culture | 13.06.2014

The Offspring: une tornade punk rock au Festi’Neuch

Texte de Nina Borcard | Photos de www.festineuch.ch
12 juin, 22h15, l'orage Offspring éclate au bord du lac. La tornade punk rock est au rendez-vous pour nous faire revivre les meilleurs morceaux du groupe des années 90 comme il se doit.
"A peine The Offspring est-il arrivé sur scène que l'ambiance est déjà  à  son paroxysme. Les jeunes tout comme les vieux les acclament. Il faut dire que cela fait plus de cinq ans que le groupe n'a pas donné de concert en Suisse romande."
Photo: www.festineuch.ch

Il est 22h00, une chaleur étouffante, le vent se lève. « Ca sent l’orage », entend-on dans tous les coins du Festi’Neuch. Mais s’il y a une tempête qui s’apprête à  éclater ce soir, elle n’est certainement pas de nature météorologique. Une perturbation atmosphérique oui, mais de l’ordre d’une tornade musicale, à  l’aube du concert de The Offspring. Les festivaliers se pressent devant la grande scène pour le show décoiffant du groupe punk rock des années 90.

 

Pas pris une ride, ou presque

Dexter Holland, le chanteur du groupe, débarque sur scène, ses piques blondes hérisées comme au bon vieux temps et tenue punk au rendez-vous. On se revoit encore 10 voire 20 ans en arrière. Le guitariste, Kevin Wasserman, alias Noodles, arbore des cheveux teints en noir et blanc, comme dans nos souvenirs, et un t-shirt noir sur lequel se trouve le fameux symbole anarchiste ; c’est avec plaisir qu’on retrouve son look d’antan. Le bassiste, Greg K, reste fidèle au poste après plus de 25 ans de collaboration, quant à  Pete Parada, le batteur, il n’a rejoint le groupe qu’en 2007 mais semble s’y être plutôt bien fondu. Malgré les années passées, les membres du groupe restent fidèle à  leur image des années 90 et le public « kiffe grave ! »

 

Un démarrage au quart de tour

A peine The Offspring est-il arrivé sur scène que l’ambiance est déjà  à  son paroxysme. Les jeunes tout comme les vieux les acclament. Il faut dire que cela fait plus de cinq ans que le groupe n’a pas donné de concert en Suisse romande.

L’atmosphère punk n’attend pas pour s’installer, rendant déchaînés tous les spectateurs. Dès la première chanson, le public se met à  frapper des mains, chanter, danser. Les pogos ne tardent pas à  éclater au rythme effréné du groupe et ne s’arrêteront pas avant la fin du concert. Les festivaliers se bousculent, se jettent dans la foule. De la bière se déverse sous le grand chapiteau bondé : « la folie ! » crie-t-on.

 

Un « blackout » soudain

Après 30 minutes de concert, le public encore chaud à  l’écoute des plus célèbres chansons du groupe ont bien peur de s’être fait arnaqué. Au plein milieu d’une chanson, les grandes lumières s’allument, on se demande si c’est la dernière. “Quoi ? c’est fini, déjà  ?” questionne-t-on avec mécontentement. Les “booo” ne manquent pas de résonner sous le chapiteau et s’amplifient lorsque The Offspring quitte la salle. Ce chaos dure de bonnes minutes jusqu’à  ce que le public réalise que le groupe s’est absenté pour des problèmes techniques. Une fois réglés, la peur de voir le concert se terminer s’estompe alors pour redonner très vite place à  l’ambiance frénétique de départ.

 

Un retour à  l’adolescence

C’est incroyable, j’ai 13 ans !” déclare une fille qui revoit son adolescence défiler devant elle. Il est vrai que les « woh-oh » de la célèbre chanson “The Kids aren’t alright” ne peut rendre aucun ancien ou actuel fana de punk indifférent. “Je connais encore toutes les paroles par cŠ«ur, j’y crois pas“, entend-on encore. Le groupe s’est d’ailleurs bien gardé de jouer les chansons les plus célèbres au début du concert pour que les vingt dernières minutes soient les plus intenses. Les “oh c’est ma préférée !” fusent alors aux début de chaque morceau. Ceux qui nous ont tous fait délirer au temps de l’ “âge ingrat”.