Culture | 16.04.2014

Première soirée sous le signe de la techno

Le Caprices Festival, dont la conception a été complètement revisitée, a débuté vendredi soir avec la musique électronique de Gaiser et Richie Hawtin.
Vendredi soir au Caprices Festival, le set de Gaiser était loin d'être mauvais. Mais on en espérait un peu plus. DJ reconnu, Richie Hawtin a aussi développé de nombreux projets qui font le lien entre technologie et musique. Photos: Valentin Berclaz

Le festival a eu l’honneur d’accueillir deux piliers du style, Gaiser et Richie Hawtin. Ces deux DJs internationalement connus ont joué dans de nombreux endroits réputés comme Amsterdam, Barcelone ou encore Ibiza.

 

 

Un premier set sans étincelle

Dans le nouvel espace «The Moon», le public s’empresse d’arriver par les deux entrées afin d’assister aux DJ sets. C’est Gaiser qui commence aux alentours de 23h30 devant une salle que l’on ne qualifiera pas de bondée mais déjà  passablement bien remplie. L’artiste fait partie du collectif «Minus» monté par Richie Hawtin, et vient de Detroit. A l’instar de son collègue, Gaiser est un producteur de techno minimale. Cela se remarque dès les premières secondes.

 

Le public, toujours aussi réceptif à  ce genre de musique, remplit petit à  petit la salle ainsi que le balcon VIP, situé au fond. Après une performance d’environ une heure et quart, un petit sentiment d’insatisfaction se fait hélas sentir. Soyons clairs: le set était loin d’être mauvais et les spectateurs n’ont pas manqué de réserver une ovation à  l’artiste. Néanmoins, on aurait pu en espérer un peu plus, Gaiser étant resté un peu trop en surface sans vraiment donner l’ampleur nécessaire à  sa musique.

 

 

Un maitre en la matière

Passé minuit, c’est Richard Michael Hawtin qui entre en scène. Ici, le set est imposant. Puissant, expérimental, profond, le live de «Richie» est une réelle expérience. La salle vibre au son des beats qu’il envoie sans relâche. Un grand écran circulaire, visuellement du plus bel effet, diffuse des animations 3D. Les rythmiques répétitives, typiques du genre, sont soigneusement calibrées afin d’offrir un mix d’une grand qualité. Alternant les basses et hautes fréquences, amenant les différents sons de manière habile et subtile, le DJ fait l’unanimité ce vendredi 11 avril.

 

Maître reconnu de la techno, Richie Hawtin est né à  Banbury au Royaume-Uni en 1970. Après 25 ans de carrière et la fondation de deux labels (Plus 8 et Minus), il est évident que le DJ a de l’expérience. Mais il ne s’arrête pas uniquement au domaine musical. L’artiste a aussi développé de nombreux projets qui font le lien entre technologie et musique. «Final Scratch», par exemple, est une interface homme-machine qui lie le mix digital (via des fichiers électroniques) au DJing classique avec platine vinyle. Récemment, il a aussi développé une application permettant aux DJ de tweeter automatiquement le nom de la piste et de l’artiste joué afin de proposer au spectateur en temps réel la tracklist utilisée.