Culture | 22.04.2014

Le groupe phare du rap français éclaire le Caprices Festival

IAM, le groupe phare du rap français des années 90, a donné un concert de qualité au Caprices Festival lors de la dernière soirée. Pour l'un des rares groupe de rap présent, le choix a été judicieux et laisse un souvenir mémorable
Sans temps mort ni baisse de régime, les Marseillais ont délivré durant cette soirée toute l'énergie qu'ils avaient en réserve. Photos: © Valentin Berclaz

Le Moon est déjà  bien rempli grâce au concert endiablé du bluesman Keziah Jones quand IAM entre en scène devant une foule compacte, aussi bien sur le parterre qu’en loges VIP. Le groupe composé d’Akhenaton (Philippe Fragione), Shurik’n (Geoffroy Mussard), Kheops (Éric Mazel), Imhotep (Pascal Perez), et Kephren (François Mendy) parcourt les scènes depuis 1989 avec la même énergie. Connu de tous grâce au titre Je danse le MIA, rare titre dansant de leur discographie, le groupe se présente au sein d’une large formation: quatre rappeurs et trois platinistes. Difficile de dire si ces derniers étaient nécessaire mais ce qui est certain, c’est que les parties instrumentales, incluant du scratch dans de nombreux morceaux, étaient tout à  fait satisfaisantes. On aurait pu apprécier quelques instruments live (comme sur l’album Revoir Un Printemps) mais on ne leur en tiendra pas rigueur.

 

Sans artifices

La mise en scène est simple. Quelques écrans et projecteurs. Quelques toiles blanches, qui se superposent par endroits, servent à  illustrer le concert, soit de manière abstraite, soit par des images photographiques. Pas d’effet à  griller la rétine, pas de déguisements ou d’habits excentriques. Un jeans et un T-shirt suffisent. Mais peu importe, le public est plus enflammé que jamais. Du premier rang au loges VIP, les bras se lèvent, les cris et acclamations se propagent, les applaudissement retentissent.

 

Moments forts

On notera les moments forts de la prestation avec Nés sous la même étoile, Samourai ou encore Petit frère qui conclut le concert après un medley définitivement disco des années 80 où le groupe chante Je danse le MIA pour le bonheur des danseurs présents dans l’audience. Dans l’ensemble, la représentation est de qualité. Sans temps mort ni baisse de régime, les Marseillais ont délivré durant cette soirée toute l’énergie qu’ils avaient en réserve. Et leur public le leur rend bien.