Culture | 15.03.2014

Un péplum comme on les aime

De l'action en continu: c'est ce qu'offre le deuxième volet de la saga 300 «La naissance d'un empire», péplum américain réalisé avec brio par Noam Murro. En salles depuis le 5 mars.
Noam Murro sert de l'action du début à  la fin du film et beaucoup de brutalité.
Photo: Thémistocle, interprété par Sullivan Stapleton © 2013 Warner Bros. Ent.

Thémistocle (Sullivan Stapleton), grand général et stratège grec, tente tant bien que mal de résister, avec sa maigre troupe de paysans et de commerçants, face à  son ennemi de toujours: l’armée perse. Cette dernière, dirigée par Xerxès (Rodrigo Santoro), devenu demi-dieu, et Artémis (Eva Green), la guerrière maléfique, impressionne par le nombre d’hommes et de navires qui la composent.

 

Xerxès décide de se venger de la mort de son père tué par Thémistocle lors de la bataille de Marathon dix ans plus tôt. Face à  un ennemi aussi puissant et aussi pernicieux que l’armée perse, Thémistocle ne peut compter que sur ses capacités de maître de combat pour freiner son ennemi dans son élan de destruction de la Grèce. De grandes batailles et surtout de grandes pertes esquissent le destin imminent des Grecs qui feront tout pour défendre leur démocratie et la liberté à  laquelle ils tiennent tant. Une Grèce unie va faire son apparition pour affronter son ennemi belliqueux et puissant.

 

Des scènes à  couper le souffle…

Ce deuxième volet de la saga 300 est magistralement réalisé. Noam Murro ne nous fait pas regretter une seule seconde Zack Snyder, réalisateur du premier volet sorti en 2006. Murro sert de l’action du début à  la fin du film, sans répit. Des scènes de combats orchestrées de chorégraphies époustouflantes, des ralentis parfaits sur les actions les plus importantes, un décor et des costumes fantastiques qui raviront tous les amateurs d’histoire antique composent le long-métrage. Mais surtout énormément de brutalité sur tous les plans. Au point qu’une scène de sexe bestial entre Thémistocle et Artémis en devient presque plus heurtante que les combats entre belligérants.

 

Seul bémol de ce péplum, des scènes parfois un peu trop surjouées. Eva Green en est le bon exemple, en adoptant une interprétation souvent exagérée d’Artémis.

 

Il ne s’agit ni d’un film à  Oscar, ni d’un film d’intellect. Mais 300: la naissance d’un empire reste un péplum et un très bon divertissement pour ceux qui aiment l’action. Les amateurs de film de guerre vont à  coup sûr adorer !