Culture | 31.03.2014

Snowpiercer: Film catastrophe version coréenne

«Snowpiercer" transpose la lutte des classes sociales dans un train transportant les derniers survivants de l'humanité au milieu d'une nouvelle ère glaciaire. Embarquement immédiat pour cette épopée futuriste projetée lors du Festival International du Film de Fribourg.
Curtis (au centre) n'est pas au bout de ses surprises. Ses acolytes vont l'aider à  parvenir jusqu'au wagon de tête.
Photo: Service Presse FIFF 2014

Chef-d’oeuvre du réalisateur coréen Bong Joon-ho, Snowpiercer met en scène une révolution futuriste. En 2014, les pays industrialisés lancent du CW7 dans l’atmosphère de la planète. Ce nouveau gaz doit refroidir la température atmosphérique afin de contrecarrer les effets du réchauffement climatique. Evidemment, cela ne se passe pas comme prévu : les températures baissent trop, et une nouvelle ère glaciaire commence. La vie devient impossible sur Terre. Les derniers survivants de l’humanité prennent alors place dans un gigantesque train qui sillonne toute la planète sans jamais s’arrêter, sous peine de condamner les passagers à  une mort certaine. Une puissante machine située à  l’avant de la locomotive fait fonctionner le train.

 

A bord du Transperceneige, les riches vivent à  l’avant du convoi tandis que les pauvres sont entassés et survivent dans des conditions misérables à  l’arrière. Les compartiments forment une véritable petite cité: piscines, restaurants, salons de coiffure, une école, une serre et un aquarium dans lequel a été reconstitué un petit écosystème. Les riches peuvent profiter de ces biens contrairement aux pauvres qui doivent se contenter d’un espace réduit et de barres protéinées constituées d’insectes broyés en guise de nourriture.

 

Curtis (Chris Evans), héros principal, est un pauvre jeune homme vivant à  l’arrière du train. Se souvenant très peu de la Terre avant cet accident, il a vécu un mois sans vivres avec d’autres personnes. Accompagné de son ami Edgar (Jamie Bell), de Namgoong Minsu (Song Kang-ho) et sa fille Yona (Ko Ah-sung), Curtis part à  la conquête des wagons de tête par ses propres moyens. Mais son chemin est parsemé d’embûches.

 

Une fin explosive avec l’aboutissement de la quête de Curtis pour mettre fin aux conditions déplorables des pauvres ainsi que la destruction du train qui engendrera la mort de presque tous les passagers.

 

Bong Jooh-ho, le réalisateur coréen fort du moment

Bong Jooh-ho a surpris tout le monde en faisant d’une bande-dessiné française une adaptation digne d’Hollywood. En 2006, son film The Host avait déjà  connu un succès international. Pour son premier film en anglais, le réalisateur coréen a collaboré avec des équipes américaines et européennes. Il s’est entouré d’Eric Durst, connu pour avoir réalisé les effets spéciaux des films Spiderman 2 et Prédiction ainsi que d’Alex Proyas pour les images de synthèses.

 

Le casting international est très bon : Chris Evans, célèbre pour son rôle de Captain America, Jamie Bell (Tintin), le « grand » John Hurt ainsi que Tilda Swinton (Narnia) apportent la touche occidentale. Mais le réalisateur coréen ne renie pas son origine, en collaborant à  nouveau avec Song Kang-ho, après leurs succès communs sur The Host et Memories of Murder (2002). La jeune actrice Go Ah-sung les rejoint également, après avoir impressionné Bong Jooh-ho dans The Host alors qu’elle n’avait que 14 ans.

 

Avec un budget de 40 millions de dollars, Bong a mis quatre ans à  terminer son projet, placé à  la première place des films les plus coûteux de son pays. Le choix du FIFF de projeter ce film est surprenant. En effet, le film est déjà  sorti le 15 janvier dans les salles suisses et le DVD vient d’arriver dans les rayons.