Sport | 21.03.2014

Robin Cuche: «Je ne pense pas à  mon handicap»

Originaire de Saules dans le canton de Neuchâtel, Robin Cuche, 15 ans et atteint d'une hémiplégie congénitale, a participé à  ses premiers Jeux paralympiques d'hiver à  Sotchi, en ski alpin (slalom et géant), du 7 au 16 mars. Il s'exprime au sujet de sa passion: le ski.
Robin Cuche lors des JO paralympiques de Sotchi.
Photo: www.skiclubchasseral.ch

« Je ne pense surtout pas à  mon handicap, je me contente de faire de bons résultats et de pratiquer un ski rapide. Le but c’est de gagner de l’expérience.» Robin Cuche, jeune prodige de l’équipe suisse envoyée aux JO paralympiques à  Sotchi du 7 au 16 mars, ne cache pas sa joie. Il est plus rapide et meilleur skieur que la plupart de ses concitoyens, et pourtant, il est hémiplégique depuis sa naissance. Malgré son handicap, Robin ne sent pas vraiment limité dans la vie et ne se considère pas comme un handicapé. « Dans mon club, au Chasseral Dombresson, je m’entraîne avec des athlètes valides et je concours contre eux aux compétitions. » Et dans l’équipe de Swiss Ski paralympique, tous les athlètes sont atteints d’un handicap différent, qu’ils ont appris à  gérer pour pratiquer leur sport.

 

Le ski, une histoire de famille

« Ma famille est très sportive, tout le monde pratique le ski.» explique le jeune sportif. Son oncle d’ailleurs, n’est autre que le Suisse Didier Cuche, détenteur de 21 victoires en Coupe du monde et d’une médaille d’argent au Super-G aux JO d’hiver de Nagano, en 1998. Ce dernier a-t-il eu une influence sur l’engagement de Robin dans le ski de compétition ? « Bien que j’admire mon oncle en tant qu’athlète, ce n’est pas uniquement lui, contrairement à  ce que l’on pourrait penser, qui m’a transmis l’engouement pour le ski, mais bien ma famille.» Ce sport est une véritable passion familiale chez les Cuche, et tout le monde se soutient mutuellement. « J’adore être sur les pistes et je skie pour le plaisir, mais quand je ne concours pas, je regarde mon frère qui prend aussi part à  certaines épreuves.»

 

Se préparer: entre sport et études

Arrivé le 3 mars à  Sotchi avec la délégation suisse, Robin Cuche s’est bien préparé: « J’ai emmené mes devoirs avec moi pour être à  niveau dans mes cours, après deux semaines de compétition.» Le jeune homme de 15 ans s’est habitué à  concilier sport et études: « Maintenant je sais comment m’y prendre. J’arrive à  travailler. »

 

Mais la préparation est bien évidemment aussi sportive. Robin se prépare à  sa manière : « Je consulte d’abord mes entraîneurs et nous discutons. Ensuite, je visualise le tracé et je me lance sur le départ.» Une stratégie qui l’a conduit à  être champion suisse junior trois années consécutives en 2011, 2012 et 2013.

 

L’avenir devant lui

Participer à  ses premiers Jeux Paralympiques à  seulement 15 ans ont beaucoup appris à  Robin Cuche, encore peu expérimenté. « Ces Jeux m’ont donné de l’expérience pour l’avenir. Je vais bien sûr toujours faire de mon mieux et même essayer de monter à  un plus haut niveau. On verra ce que l’avenir me réserve !» Et même si c’est sans médaille que Robin Cuche est rentré cette année, il espère pouvoir en obtenir dans le futur et suivre les traces des légendes qui l’ont précédé.

 

 


 

 

L’hémiplégie

L’hémiplégie est une paralysie qui touche une ou plusieurs parties du corps, d’un seul côté. Elle peut être totale et toucher les membres supérieurs et inférieurs, ainsi que le tronc et le visage toujours que d’un côté. Un enfant atteint d’hémiplégie entre 3 et 12 ans, ou dès la naissance comme Robin Cuche, est plus apte à  récupérer les facultés de son corps (marche, mouvements des bras, parole) que plus tard. Cela dépend aussi de l’atteinte au niveau du cerveau.

 

Ähnliche Artikel