Sport | 14.02.2014

Benoît Schwarz: « Je m’attendais à  rencontrer d’autres genevois aux JO de Sotchi… Raté! »

Texte de Joëlle Misson | Photos de curling.ch
Pour sa première participation aux JO, Benoît Schwarz, 22 ans, est le seul genevois de toute la délégation suisse. Nous l'avons interrogé peu après son arrivée à  Sotchi, alors que lui et son équipe ont donné le coup d'envoi des compétitions de curling le 10 février.
" Nous savons que nous avons le niveau pour gagner contre toutes ces équipes. "
Photo: curling.ch

Comment s’est passée votre arrivée à  Sotchi?

Nous sommes arrivés mercredi soir. Il y avait alors beaucoup de monde à  l’aéroport et il a fallu être patient pour récupérer notre accréditation et sauter dans le car qui nous a emmené au village olympique. Nous sommes arrivés assez tard dans nos appartements mais l’organisation russe était très bonne. Dès l’arrivée, nous sommes plongés dans l’ambiance olympique. Toute la ville est rythmée par l’événement et l’organisation est énorme.

 

La cérémonie d’ouverture était aussi un grand moment. Le spectacle était grandiose. C’était vraiment émouvant vivre cela avec les autres athlètes suisses. Au moment de défiler, il y a beaucoup d’émotions dans le cortège: certains ont envie de pleurer, d’autres sont surexcités… C’était un moment très spécial et en même temps tout est allé super vite. C’est un honneur d’y avoir participé !

 

Vous êtes le seul genevois de la délégation suisse aux JO. Comment vous sentez-vous?

Cela m’a surpris quand on m’a dit que j’était le seul genevois de la délégation. C’est évidement un grand honneur mais en même temps je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de représentants de notre ville. Justement, je m’attendais à  faire connaissance avec d’autres genevois… Raté!

 

Vous êtes également le plus jeune de votre équipe. Considérez-vous cela comme un atout ou comme une faiblesse ?

Cela m’amuse d’être le plus jeune de l’équipe et je ne pense pas que ce soit un désavantage. Au contraire, c’est une chance immense pour moi. Si à  mon âge on est quelque part trop jeune pour représenter son pays, on ne l’est pas pour réaliser de bonnes performances. Et je ne suis de loin pas le plus jeune de la délégation.

 

Comment vous entraînez-vous personnellement aux compétitions ?

Avant chaque compétition nous avons des routines qui nous permettent de se sentir bien dans notre tête et physiquement. Avant des compétitions importantes comme les Jeux olympiques nous faisons des sessions d’entraînements plus fréquentes mais aussi plus courtes. Le but est d’arriver aussi frais que possible le jour J, avec la tête bien libérée.

 

Qu’aimez-vous dans ce sport ?

Ce que j’aime dans le curling c’est le fait que ce soit un sport avec une histoire faite de traditions. De plus c’est un sport très social : on rencontre plein de gens et on se fait des amis. C’est vraiment génial ! Nous sommes très proches des coéquipiers et même des adversaires: c’est clairement l’une des spécificités de ce sport. C’est un sport d’équipe mais les équipes ne sont composées que de quatre joueurs, donc bien s’entendre est essentiel.

 

A votre avis, quelles chances la Suisse a-t-elle de remporter la médaille en curling ?

Nous sommes maintenant habitués à  nous préparer pour de grands rendez-vous. Nos routines sont en place et nous allons mettre en pratique le même type de préparation que pour un championnat du Monde ou d’Europe. C’est important dans la mesure où la pression ici est supérieure. La compétition olympique représente le moment où toutes les équipes veulent atteindre leurs meilleures performances. Dans cette mesure nous nous attendons à  un tournoi de très haut niveau où il faudra se battre pour chaque victoire. Mais nous savons que nous avons le niveau pour gagner contre toutes ces équipes.

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