22.01.2014

C’est un honneur pour Montreux de contribuer à la paix

Texte de Joëlle Misson | Photos de DR
La Conférence internationale "Genève 2" débute le 22 janvier 2014 à  Montreux. Elle se poursuivra au sein de la ville internationale dès jeudi. Entretien avec Laurent Wehrli, syndic de Montreux sur la portée d'un tel événement dans sa commune.
"Dans le monde entier il sera répété que cette conférence se déroule à  Montreux. C'est une très belle valorisation de notre ville."
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Comment la ville de Montreux gère la venue d’un tel événement?

Sans aucun problème. Avec 26’000 habitants, nous sommes une relativement petite ville, mais nous possédons un centre de congrès et différents hôtels à  proximité. Ces éléments facilitent la venue d’un événement tel que la conférence Genève 2, même s’il y a un certains nombre d’éléments de sécurité propres aux personnes participantes à  prendre en compte.

Quelles mesures de sécurité sont nécessaires?

Les pays partenaires définissent la sécurité par rapport aux exigences de leurs propres ministères des affaires étrangères. Une telle conférence induit un système de surveillance et des éléments de sécurité à  respecter fixés par l’ONU, organisateur de l’événement. Certaines personnes seront accompagnées de gardes du corps et certains locaux protégés de toute visite impromptue.

Quels sont les coûts pour la commune de Montreux?

Aucun. L’ONU prend en charge tous les frais nécessaires. Les éventuels coûts sont personnels : j’ai réalisé plusieurs heures supplémentaires qui ne me seront pas facturées.

Que retire la ville de Montreux de l’accueil de la conférence Genève 2?

C’est bien sûr un grand honneur de contribuer à  une opération de paix pour un pays comme la Syrie, en guerre civile. Cela montre que nos infrastructures répondent à  la demande et promeut notre capacité d’accueil. Dans le monde entier il sera répété que cette conférence se déroule à  Montreux, ce qui valide nos compétences. C’est une très belle valorisation de notre ville.

Pourtant, Montreux était le plan B, vu l’indisponibilité de la salle à  Genève…

Nous n’avons pas cherché à  prendre la place de Genève et ne remettons pas en question l’importance internationale de Genève. Nous avons pu répondre à  la volonté suisse dans la complémentarité avec Genève.

Regrettez-vous que la conférence ne se poursuive pas à  Montreux?

Ma vision politique, c’est la complémentarité. Nous sommes plus forts ensemble, ce n’est pas un problème que la conférence se poursuive à  Genève. Il est essentiel que la politique suisse de bons offices soit marquée et témoigne de la paix.