Culture | 11.12.2013

Le Retour du Hobbit

Texte de Mathieu Roux | Photos de © Warner Bros
L'expédition continue pour Bilbo, Gandalf et les treize nains du second volet des aventures du Hobbit, "La désolation de Smaug", sur les écrans romands le 11 décembre.
Martin Freeman prête ses traits à  Bilbon Sacquet dans le "Hobbit", nouvelle trilogie de Peter Jackson dont le second volet sort ce mercredi sur les écrans romands.
Photo: © Warner Bros

«La désolation de Smaug», deuxième volet d’une trilogie qui se verra finalisée en décembre 2014, relance les aventures du Hobbit là  où s’était arrêté «Un voyage inattendu», sorti il y a tout juste un an. Devant la caméra de Peter Jackson, l’expédition continue pour Bilbo, Gandalf et les treize nains qui cherchent à  atteindre les salles du Mont Solitaire par tous les moyens et chemins. Petit aperçu d’une aventure en Terre du Milieu, sur les écrans romands dès le 11 décembre.

 

Pas de fumée sans «smog»

Le vrai héros du film, c’est lui: Smaug le Doré. Le dragon avare a chassé les nains de leur ancien royaume d’Erebor pour s’approprier leurs richesses. Il est grand, fâché, parle, crache du feu et protège un complexe de salles et tout l’or qui s’y trouve. Ce drago, c’est l’incarnation du pire ennemi pour le nain Thorin «écu de chêne», petit-fils du regretté Thròr, anciennement chef du royaume nain. Vengeance et rancune animent Thorin : il veut avant tout en découdre avec Smaug et reprendre ce qui lui a été volé. Bilbo quant à  lui, convaincu par Gandalf dans le premier chapitre de se joindre à  l’excursion, devra faire valoir ses talents de cambrioleur hobbit pour récupérer une pierre d’une haute importance…

 

Autre bonne nouvelle: les elfes sont bien plus présents dans ce volet, avec la première apparition chronologique de Legolas, toujours incarné par Orlando Bloom. Un personnage absent du livre original fait aussi son entrée: l’elfe sylvestre Tauriel, jouée par Evangeline Lily, notamment remarquée dans la série Lost. Et qui dit elfes, dit scènes dynamiques de prises de bec en tout genre, au cours desquelles spectateurs et spectatrices pourront admirer la plastique parfaite et la légendaire agilité de ces habitants des bois.

 

Peter Jackson fait du Peter Jackson

La désolation de Smaug compile le savoir-faire et les petites imperfections du premier chapitre du Hobbit: une bande-son magistrale, de magnifiques plans larges tournés en extérieur et un déluge d’effets spéciaux très bien intégrés. A l’inverse, quelques longueurs subsistent, spécialement lors de la rencontre entre Bilbo et Smaug, dans le dernier tiers du long-métrage. Comme toujours, le film réserve son lot de scènes épiques, dont une poursuite en tonneau sur l’eau, qui n’est pas sans rappeler les meilleures attractions des parcs aquatiques. Le réalisateur a même eu l’audace de clore l’aventure sur un énorme cliffhanger, une fin ouverte qui laisse place à  beaucoup de suspense et tiendra en haleine les fans dans l’attente du prochain et dernier volet Histoire d’un aller et retour.