Culture | 09.11.2013

Metropop : Lausanne swingue

Du 7 au 9 novembre, Lausanne a accueilli la treizième édition du Metropop festival. Electro, french pop et rock étaient à  l'honneur et ont envahi les oreilles des spectateurs présents à  la salle Métropole. Tink.ch y était jeudi soir. Reportage.
Le Parov Stelar band enflamme la salle Metropole avec son électro-swing.
Photo: © stills / Antonio Marmolejo

Jeudi, il est 19 heures et le Metropop festival inaugure sa treizième édition avec une soirée placée sous le signe de l’électro. Entre Bauchamp, artiste lausannois se classifiant comme techno-funk, le français de Superpoze et son hip-hop instrumental en passant par l’électro swing de l’autrichien Parov Stelar, la soirée s’annonce dansante. Les appellations définissant les genres musicaux que l’on s’apprête à  découvrir sont bien mystérieuses… C’est parti pour un voyage vers d’autres horizons auditifs.

 

Mise en bouche avec Bauchamp

A peine entrés dans le bâtiment abritant la salle Métropole, les basses envahissent nos tympans. C’est l’artiste lausannois Bauchamp qui anime l’entrée avec ses percussions vibrantes. Les rythmes sont relativement répétitifs, mais la musique proposée permet de mettre dans l’ambiance le public déjà  présent. Certains esquissent des pas de danse, alors que d’autres discutent autour d’une bière. Comme le Metropop l’avait promis, Bauchamp constitue une «mise en orbite idéale avant Superpoze et l’ovni Parov Stelar ».

 

Voyage initiatique avec Superpoze

Aux alentours de 20 heures 30, c’est au français de Superpoze de prendre possession de la scène principale. La salle peine à  se remplir, mais comme on dit : les absents ont toujours tort ! Le jeune homme de 20 ans emmène son public dans un voyage auditif mixant mélodies douces, voire planantes, et rythmes percutants. Les basses de son hip-hop instrumental sont envahissantes, prenantes ; beaucoup ferment les yeux et se laissent aller à  cette musique quasi hypnotique. Cela dit, qu’on ne se méprenne pas, la musique de Superpoze n’invite pas à  dormir ! La foule oscille au rythme des percussions, inlassablement. Une découverte idéale pour les soirées tranquilles.

 

Et que ça swingue !

Après avoir enflammé la scène du Montreux Jazz en juillet dernier, c’est à  la salle Métropole de s’animer, portée par les trompettes et saxophones du Parov Stelar band. Emmenés de main de maître par le compositeur de musique électronique Marcus Füreder, les musiciens et la chanteuse réchauffent l’atmosphère grâce à  leur répertoire électro-swingant. Même les danseurs les plus réticents ne pourraient s’empêcher de se trémousser sur les rythmes entraînants du groupe ! Les chansons s’enchaînent mais ne se ressemblent pas, tantôt teintées de rythme jazzy, tantôt électro, tout en gardant la touche swing qui caractérise Parov Stelar. La foule se déchaîne sur « Catgroove » ou encore «  Booty Swing » ; même la chanteuse ne tient pas en place, dansant de parts et d’autres de la scène et invitant le public à  l’imiter. On ressent le plaisir du groupe à  jouer et partager leur son entraînant avec les spectateurs. Même si la performance semble calibrée pour faire danser plus que pour faire passer des émotions, le public ressort de ce concert le sourire aux lèvres (et en sueur), content d’avoir pu se défouler sur des musiques entraînantes et d’avoir assisté à  la treizième édition du Metropop.