Culture | 09.10.2013

Une réussite à  la sauce curtisienne

Après Love Actually, Good Morning England, c'est maintenant au tour d' Il était temps de faire son entrée dans les réalisations appréciées de Richard Curtis. Sortie prévue pour le 6 novembre 2013 dans les salles romandes, les fans du style de ce réalisateur peuvent se rendre en salles sans crainte !
Un film touchant car il aborde la vie tout simplement, les difficultés et l'amour.
Photo: © 2013 Universal Pictures International Switzerland.

Poignant et rempli de tendresse, Il était temps est un film romantique britannique. Il relate l’histoire d’un jeune homme utilisant un don familial, la capacité de remonter le temps, pour améliorer ses actes ratés et s’assurer un avenir heureux.

 

Une histoire touchante…

Tim, 21 ans, découvre, le lendemain du jour de l’an, un secret familial auquel il a du mal à  croire : « les hommes de la famille peuvent voyager dans le temps », lui révèle son père. Un voyage qui a toutefois deux conditions : il ne peut se faire que dans le passé et ne concerne que la vie personnelle. Il ne s’agit pas de « tuer Hitler ou de se taper Hélène de Troie » comme le précise son paternel. Pour activer ce pouvoir, il suffit à  Tim de trouver un lieu sombre (placard à  balai ou toilettes font l’affaire), d’imaginer l’événement, l’heure et la date exactes qu’il souhaite changer, de fermer les yeux, de serrer les poings et le voilà  transporté dans son passé. Une manière assez simple de remonter le temps que Tim souhaite utiliser, non pas pour devenir un avocat extraordinaire, métier qu’il va exercer ou lire tous les Dickens comme son père l’a fait, mais pour se trouver une petite amie.

 

Avec ce pouvoir, cela devrait être chose plus aisée. Hélas non ! Tout ne semble pas être aussi facile qu’il se l’imaginait. Premier amour, premier échec. Tim apprend au fil de ses expériences que remonter dans le temps ne signifie pas que tout devient plus simple. Au contraire, revivre ces situations pénibles plusieurs fois et tenter de les améliorer n’assure en rien une réussite. Il devra apprendre à  vivre peines comme moments de bonheur, au même titre que tout le monde.

 

Un événement l’aide tout de même à  trouver son bonheur : Tim quitte le nid familial des Cornouailles pour rejoindre la ville de Londres dans le but de réussir en tant qu’avocat et de trouver le grand amour. Il finit par rencontrer Mary, une jeune femme fan de Kate Moss, et sorte de critique littéraire, qu’il devra courtiser plus d’une fois à  cause de ses nombreux dérapages et de ses retours incessants dans le passé. Tim ne triche cependant pas uniquement sur sa relation amoureuse, il utilise également son don pour aider ses proches et améliorer leur futur, notamment en aidant son colocataire grincheux à  réussir sa pièce de théâtre. Mais au fil du temps, il se rend compte qu’il existe une limite majeure à  son pouvoir : il n’est pas possible de remonter le temps avant une naissance : il ne pourra donc plus revoir son père qui meurt d’un cancer après la naissance de son troisième enfant. Malgré ce pouvoir lui permettant d’avoir ce qu’il veut, il apprend rapidement que cela ne le protège pas des moments les plus difficiles de la vie, comme la mort.

 

Des personnages et des scènes poignants

Domhnall Gleeson, déjà  aperçu dans la saga Harry Potter dans le rôle de Bill Weasley, incarne diablement bien le personnage principal de Tim. Drôle, attachant, bienveillant, sensible et rempli de tendresse, il est difficile de ne pas tomber sous le charme du rouquin qui n’a rien d’un sex symbol au premier abord. Ajoutez à  cela la magnifique Rachel McAdams dans le rôle de Mary, sa petite copine, et vous obtenez un couple romantique de sauce curtisienne. Par ailleurs, on retrouve dans ce nouveau film de Richard Curtis, un habitué de ses réalisations : Bill Nighy. L’acteur a également joué dans Love Actually et Good Morning England. Son rôle n’est intéressant que dans la mesure où il incarne le père de Tim et que l’histoire tourne autour des relations père-fils, femme-mari, c’est-à -dire au final, des relations familiales et amoureuses.

 

Rempli de philosophie et de mises en scène intelligentes, le film est touchant non seulement grâce aux personnages, mais aussi grâce aux scènes tragiques, comme le moment où Tim doit dire au revoir à  son père. Un film touchant car il aborde la vie tout simplement, les étapes et difficultés qui entravent notre chemin, mais aussi l’amour et les liens qu’il crée. Un sujet grandement bien traité dans la ville de Londres, lieu dans lequel même les stations de métro font office de lieux romantiques (cf. scènes du film).

 

Ce long-métrage a une morale bien claire: soyez bienveillants envers votre entourage, aimez-les, passez du temps avec eux et surtout, vivez chaque jour comme si c’était le dernier. Il pousse à  la réflexion sur la manière d’utiliser notre temps. Sans oublier de vous pousser à  vous demander : qu’auriez-vous changé si vous aviez ce pouvoir ?

 

Si vous avez aimé Bridget Jones, Nothing Hill, Love Actually ou encore de Good Morning England, vous adorerez Il était temps.