23.10.2013

Finlande: un exemple, ou presque

Texte de Chiara Meynet | Photos de Chiara Meynet
Chiara poursuit le récit de ses aventures en séjour Erasmus à  Turku, en Finlande. Cette semaine, études et nourriture nous livre leurs secrets.
La karjalanpiirakka, une petite tarte en forme de pirogue fourrée au riz est l'équivalent du pain pour les finlandais.
Photo: Chiara Meynet

Pour être honnête, la nourriture n’est pas au rang des arguments pour célébrer la Finlande. Après dix mois en terre hostile, je survis et me porte plutôt bien, mais au prix de quelques concessions. Français en exil : courage ! Au petit déjeuner, troquez vos viennoiseries et vos tresses contre des crackers ou du porridge. Les boulangeries n’existent pas en Finlande, pays où un pain frais et moelleux équivaut au Saint Graal ! Au rang des expériences culinaires étranges, je placerais le salmiakki (bonbon salé au réglisse, dérivé sous toutes les formes : alcool, chocolat…), le mämmi (plat traditionnel de Pâques, à  l’aspect peu encourageant) et le sima (boisson alcoolisée en l’honneur de Vappu, la fête du travail, particulièrement acide). Tout n’est pas pour autant mauvais ; les finlandais cuisinent beaucoup de poissons frais et de viandes de cervidés agrémentés de baies. Le pulla (pâtisserie à  la cannelle) est également un délice avec le café du matin, ou encore la karjalanpiirakka (petite tarte en forme de pirogue fourrée au riz, habituellement recouverte d’une pâte faite de beurre et d’Š«ufs cuits), qui est pour eux l’équivalent de « notre » pain.

 

A défaut de l’argument culinaire, c’est l’argument éducatif qui l’emporte pour vanter les atouts du pays. Connu pour avoir un système particulièrement performant, j’ai souhaité le vérifier et le tester par moi-même : c’est impressionnée que je quitte le pays. Sur le plan linguistique, la Finlande a beaucoup à  apprendre à  un pays comme la Suisse. La plupart des finlandais parlent un anglais parfait, sans compter qu’une majorité possède au moins les bases en suédois, deuxième langue officielle du pays. A ce trilinguisme commun, ajoutez que la plupart apprennent l’allemand, le français ou le russe à  côté de leurs études, qui sont organisées de telle façon que l’élève a le temps d’apprendre d’autres langues, de pratiquer du sport ou encore de s’engager dans une activité associative lors de son temps libre. Arrivée au bout de l’aventure, je reviens en Suisse forte d’une nouvelle vision des études.

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