Politique | 11.09.2013

Une armée volontaire n’est pas durable

Texte de Xavier Schwitzguébel | Photos de DR
Carte blanche à  Xavier Schwitzguebel, président des Jeunes UDC Genève, sur la question de l'abrogation du service militaire obligatoire.
Xavier Schwitzguebel a 24 ans et est le président de la coordination romande et tessinoise des Jeunes UDC Suisse, conseiller municipal et président des Jeunes UDC Genève.
Photo: DR

Qu’est-ce que la Suisse? La Suisse est née de la volonté de paysans féodés de vivre libres. Cette volonté s’est traduite par différents troubles, escarmouches et guerres. Ces hommes de la terre avaient deux obligations. D’un côté, être responsable de leurs actes. Cette responsabilité est toujours prônée dans notre pays. De l’autre côté, ils étaient obligés d’être prêts à  donner leur vie pour la communauté, ceci par l’armée de milice.

 

Le 22 septembre, nous allons voter sur une initiative qui, in facto, supprime l’armée de milice. De manière succincte, examinons trois éléments principaux:

Premièrement, quelles sont les tâches de notre armée? Elles sont multiples, variées et complexes. Au-delà  des points fréquemment traités que sont l’aide en cas de catastrophes et les engagements extérieurs, nous devons gérer les menaces asymétriques. Celles-ci sont des déstabilisations de l’Etat générées par des groupes tiers, par exemple le terrorisme et les extrémismes politiques ou religieux. Face à  ces menaces, nous nécessitons un minimum de 100’000 hommes pour assurer l’équilibre de notre Etat, selon des chiffres de l’Armée et de de la Commission de la politique de sécurité. Il est donc démontré qu’une armée pourvue d’un grand nombre d’hommes est nécessaire à  la stabilité durable de notre pays.

 

Deuxièmement, il est prétendu qu’une armée de volontaires pourrait sauvegarder les intérêts de notre Suisse. Il s’agit d’un mensonge! Deux exemples suffisent à  le démontrer: d’un côté l’Angleterre recrute des militaires dans les prisons; de l’autre, l’Espagne recrute en Amérique latine. Ces exemples nous démontrent que la conscription volontaire ne donne pas une base saine et solide pour créer une armée durable.

 

Troisièmement, la question des coûts: il est affirmé que l’armée Suisse serait chère. Pour parler coûts, il faut comparer. Toutes les armées des pays développés et/ou membres de l’OTAN nécessitent en moyenne 2% du PIB pour la défense. En Suisse, nous consacrons uniquement 0.75% de notre PIB pour l’armée et permettons d’économiser 1.3 milliards par année pour la protection d’Ambassades et des tâches subalternes. A ceci s’ajoutent presque 1.5 milliards de francs directement réinvestis dans l’économie. Notre système de défense a un prix dérisoire en comparaison de son efficacité grâce aux miliciens et aux faibles charges salariales.

 

Rien que ces trois points suffisent à  un esprit sain qui aime son pays de voter NON le 22 septembre à  cette initiative dangereuse, liberticide et communiste!