Culture | 28.08.2013

Recherche super-héros. Professionnels s’abstenir.

A l'attention des amateurs de films de violence explicite et de gros mots: le super-héros amateur Kick-Ass, dont le film éponyme est sorti en salles le 21 août, est de retour avec en prime une Hit-Girl adolescente! Ámes sensibles s'abstenir.
Moins frais que son prédécesseur, le film s'immisce petit à  petit dans le genre de l'équipe de bons super-héros qui combat l'équipe des super-vilains.
Photo: © 2013 Universal Pictures International Switzerland

« Suspect recherché: individu de sexe féminin, un mètre cinquante, portant un masque et armée de nunchakus et de sabres ». La séquence de poursuite de Hit Girl (Chloé Moretz) résume avec justesse une grande partie du nouveau volet de Kick-Ass, en salles depuis le 21 août: la fillette de 15 ans se débat entre l’obstination de son tuteur à  la faire devenir une adolescente banale et ses instincts d’héroïne bad-ass.

 

Quand la parodie rencontre le parodié

Dans ce film, le héros à  la tenue de plongée (Aaron Taylor-Johnson) cède le premier rôlee à  la jeune tueuse. Mais les différences par rapport au premier opus ne se limitent pas qu’à  cela. Moins frais que son prédécesseur, le film s’immisce petit à  petit dans le genre de l’équipe de bons super-héros qui combat l’équipe des super-vilains. La parodie se rapproche alors peut-être trop du parodié, nuisant en partie à  sa raison d’être.

 

Mais tout n’est pas perdu; restent les éléments essentiels à  une bonne caricature à  la Kick-Ass: le méchant très méchant, background explicatif inclus, le super-héros de pacotille atteint de troubles personnels, et même la scène post-générique. Sans compter, évidemment, les pains, les coups de pied, les castrations et autres joyeuses mutilations qui ont aussi leur part belle au programme.

 

Moins de violence mais pas toujours drôle pour autant

Pourtant, comme le premier Kick Ass, le film reste allégé en violence par rapport aux bandes dessinées de Mark Millar. Dans ses adaptations au cinéma, les deux réalisateurs, Matthew Vaughn d’abord et ensuite Jeff Wadlow, ont décidé de contourner les éléments les plus hardcore pour réaliser des versions un peu édulcorées et plus humoristiques.

 

Si cela avait signifié une réussite pour le premier, le résultat est plus mitigé pour le second. Difficile, par exemple, d’aborder une scène de viol avec humour… Les réseaux sociaux, plus présents que dans les BDs, et le coté amateur des super-héros sauvent la situation. Ceux-ci accompagnés de petites doses de drôles références et de bons rôles secondaires toutefois sous-exploités.