Culture | 23.07.2013

Neil Young déchaîne les éléments

Le 23 juillet, le Paléo Festival a donné son coup d'envoi et ouvert ses portes aux milliers de festivaliers impatients de goûter aux premières notes de musique de la semaine, au soleil et à  la chaleur estivale.
A 67 ans, Neil Young n'a rien perdu de sa superbe. Et les festivaliers, toutes générations confondues, ne s'y sont pas trompés. Au son des guitares rugissantes du chanteur canadien et son groupe Crazy Horse, la pluie s'est abattue sur le public qui ne s'est pas découragé. Sur la plaine de l'Asse détrempée, la bonne humeur est restée de rigueur. Photos: Maxime Lonfat

Malheureusement, le soleil a cédé sa place aux premières gouttes de pluie en fin de soirée et c’est sous un déluge que les plus courageux des festivaliers sont restés jusqu’aux derniers concerts, pour ne pas perdre une miette musicale de ce début de Paléo.

 

Premiers crépitements et premières gouttes de pluie

La foule s’est pressée en masse devant la grande scène pour écouter le mythique Neil Young et son groupe folk rock Crazy Horse, qui ont bercé plusieurs générations avec leur musique. Pour le plaisir des yeux et des oreilles, c’est un concert de deux heures qui a été proposé par un Neil Young plus en forme que jamais. La première partie de concert a transporté les festivaliers dans une ambiance très électrique, avec le son des guitares qui rugissaient sur scène et une musique qui emplissait l’air. Puis comme un intermède, une pause, Neil Young a enchaîné seul sur scène, éclairant la nuit et illuminant la plaine de l’Asse grâce à  son harmonica et les douces mélodies de sa guitare acoustique. Ainsi, après une première partie d’un concert électrique, la foule s’est apaisée en reprenant les paroles des chansons mythiques du groupe et en s’enivrant de cette atmosphère folk rock.

 

Puis le ciel a commencé à  gronder, comme pour rendre hommage à  la musique profonde et aux sons de la guitare électrique de Neil Young. L’air a ainsi vibré de ces notes grattées sur les cordes, promesse d’un orage prochain, et c’est un mélange de bruit, d’étincelles et de crépitements qui ont empli l’atmosphère en cette fin de soirée.

 

Des éléments en phase avec la musique

L’extrait du film Woodstock a ensuite résonné sur la scène et l’on pouvait entendre les spectateurs de l’époque scander «No rain, no rain», comme en écho aux caprices du ciel du Paléo. Mais les festivaliers n’ont certainement pas chanté assez fort car leurs murmures se sont rapidement estompés et se sont envolés sous les premières gouttes de pluie.

 

Le ciel s’est alors véritablement déchaîné en fin de concert, comme pour mieux suivre le tableau musical proposé par Neil Young et terminer en beauté, sous un feu d’artifice de sons et de lumières. Le tonnerre a grondé et les éclairs ont illuminé la plaine de l’Asse, miroir du spectacle joué sur la grande scène. Et comme si Neil Young & Crazy Horse voulaient jouer encore un peu plus avec les éléments et replonger le public dans l’univers déchaîné des guitares électriques, la chanson «Like a hurricane» s’est finalement mêlée au déluge qui est tombé lors de cette première soirée.

 

Si Neil Young a réchauffé le cŠ«ur des festivaliers par ses chansons mythiques et ses mélodies acoustiques, il a également réussi à  déchaîner les éléments et illuminer le ciel, qui a grondé de plaisir.