Culture | 09.07.2013

Mariage entre musique live et cinéma

Texte de Raphael Fleury
Le NIFFF ne se cantonne pas qu'aux salles de cinéma. Le 6 juillet, le festival, endossant le nom de «NIFFF Invasion», a littéralement envahi le centre ville de Neuchâtel pour présenter une série de spectacles. Journée gratuite, y compris le ciné-concert «Nosferatu Vs Turzi» au Temple du Bas.
L'originalité de la projection de Nosferatu était son accompagnement par une performance live du groupe Turzi, au Temple du Bas.

Dans le cadre de cette journée dédiée aux liens entre images et musique, cinq événements ont eu lieu, en collaboration avec le Centre d’Art de Neuchâtel (CAN) et la Ville. «Sherlock Holmes et l’affaire du scarabée d’ambre» a consisté en une enquête à  travers la ville. A la tête de cet événement, Gus Brandys, un organisateur de jeux «grandeur nature.» Pour les enfants, « la Lanterne Magique » – club de cinéma pour les six à  douze ans – a projeté le film d’animation Le piano dans la forêt au Temple du Bas.

 

Quand musique et cinéma se marient

Toujours au même endroit s’est déroulé un programme spécial vidéo-clip, tandis qu’au Théâtre du Concert la projection d’un montage de vidéos trouvées sur Youtube a été projeté, dans un environnement de paille et de béton et sous les feux du banjo et du honky tonk. Le dernier événement, quant à  lui, était fort attendu des cinéphiles de tous horizons: le ciné-concert «Nosferatu Vs Turzi.»

 

On ne présente plus «Nosferatu», classique film de vampires sorti en 1922 et chef-d’Š«uvre de l’Allemand Friedrich Wilhelm Murnau, perle du cinéma muet noir et blanc. L’originalité de cette projection gratuite était son accompagnement par une performance live du groupe Turzi, au Temple du Bas. La formation parisienne a composé pour l’occasion une musique originale, mélange de guitare électrique, basse, batterie et sonorités électroniques. Une manière pour le moins surprenante de faire revivre l’Š«uvre de Murnau, et pour les spectateurs, une manière nouvelle de l’aborder.

 

L’événement incontournable du NIFFF

«Nosferatu Vs Turzi» n’était pas le premier ciné-concert du NIFFF. Avant lui, trois autres événements du même type avaient eu lieu. L’année dernière, on se souvient de Metropolis (1927), l’un des chefs-d’Š«uvre de l’Allemand Fritz Lang, accompagné par sa partition musicale d’origine, exécutée en direct par le Nouvel Ensemble contemporain (NEC). En 2011, c’était le tour d’Š«uvres plus anciennes encore, et tout autant classiques : Le voyage dans la Lune (1902), du Français Georges Méliès, et L’amant de la Lune (1905), du Français Ferdinand Zecca, le tout sur une musique originale de Steve Muriset, interprétée par l’Orchestre du Conservatoire de Neuchâtel. Par ailleurs, lors de cette même édition, l’Š«uvre cinématographique culte du surréalisme, Un Chien andalou (1929), de l’Espagnol Luis Buñuel, a également été projetée, accompagnée en live par le compositeur Alain Weber.

 

Le ciné-concert est devenu un événement incontournable au NIFFF, un voyage cinématographique et musical bienvenu, et une chance unique de redécouvrir des Š«uvres ayant marqué l’histoire du cinéma. Quant à  la journée «NIFFF Invasion», elle a été l’occasion pour le festival d’étendre ses ramifications dans toute la ville et d’offrir à  tous des divertissements gratuits.