Culture | 23.07.2013

Lone Ranger brille mais sans faire d’étincelles

En salles le 7 août, "Lone Ranger", réalisé par Gore Verbinski à  qui l'on doit les trois premiers volets de "Pirates des Caraïbes", nous emmène bien loin de l'univers des bateaux et des îles aux trésors pour nous plonger pendant 2h30 dans celui du western, porté par le duo Johnny Depp et Armie Hammer.
Un western humoristique, porté par le duo Johnny Depp et Armie Hammer.
Photo: © Disney Enterprises/Jerry Bruckheimer

Dans un train qui file à  travers le désert du Texas, John Reid, avocat, fait la connaissance de l’indien Tonto juste au moment où le dangereux bandit Butch Cavendish parvient à  s’échapper. Aidé par son frère Dan, John se lance à  la poursuite du malfrat. Mais ce dernier leur tend une embuscade dans le désert et Dan est tué, tandis que John est laissé pour mort. Sauvé par Tonto, il devient le Lone Ranger, arborant le masque de la justice et c’est ensemble que John et Tonto se lancent sur les traces de Butch Cavendish pour assouvir leur soif de vengeance et protéger ceux qu’ils aiment.

 

Un western entre réussite…

Le ton de cette nouvelle adaptation du Lone Ranger par Gore Verbinski est lancé. Des paysages magnifiques nous transportent dans le désert de l’Ouest américain et de ses étendues rouges tandis qu’un humour décalé et un étrange cheval blanc nous baladent à  travers l’aventure. Bien loin de l’univers des pirates, la toile de fond reste pourtant la même: un univers loufoque et déluré. Le réalisateur nous emmène dans sa propre vision du Far West, où les éléments inéluctables du western restent bien présents: le train sillonnant le désert, le saloon et la mine. Dans cette atmosphère délirante d’indiens et de cow-boys, la force du film réside surtout dans le duo Johnny Depp et Armie Hammer. Cette drôle d’équipe brille par son jeu et fait des étincelles tout au long du film, chacun interprétant son rôle à  merveille.

 

…et déception

Malheureusement, malgré cette affiche pleine de promesse, le film peine à  trouver une identité, oscillant sans cesse entre un humour décalé, le western sérieux et un brin de fantastique. Le spectateur se perd un peu dans ce mélange de genres et si la trame de fond reste malgré tout l’humour, ce dernier est trop présent et le film s’enlise dans un monde trop excentrique.

 

Si Johnny Depp est en grande forme dans la peau de l’indien Tonto, il ne semble être que le miroir du célèbre Jack Sparrow de Pirates des Caraïbes, affublant les mêmes mimiques et les mêmes gestuelles. C’est à  se demander si un nouveau genre n’a pas été créé, celui d’un pirate au Far West! Quant aux scènes d’action, si elles amènent un second souffle à  ce film, elles sont beaucoup trop longues et encore une fois, le spectateur s’ennuie presque à  force d’explosions et de courses poursuites interminables.

 

Finalement, Lone Ranger est un film qui promet une belle affiche mais qui déçoit quelque peu. Sans faire des étincelles, ce western, sur les écrans dès le 7 août, est malgré tout un bon divertissement, une aventure comique sur fond de désert et de soleil couchant.