Culture | 09.07.2013

Le NIFFF 2013 est lancé !

Texte de Raphael Fleury
La 13ème édition du festival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF) a débuté vendredi. Neuf jours consacrés au genre fantastique, à  l'horreur, au gore et au cinéma asiatique, entre autres conférences dédiées au septième art.
Le 5 juillet, cérémonie d'ouverture avec un discours de Jean Studer, président du NIFFF. Comme chaque année, la cérémonie d'ouverture a été suivie d'un long métrage. Pour cette 13ème édition du NIFFF, c'est à  Stoker, dernière création du brillant cinéaste sud-coréen Park-Chan Wook, qu'est revenu ce rôle.

Jean Studer, avocat et figure connue de la politique neuchâteloise, succède cette année à  Pierre-Yves Jeanneret à  la présidence du NIFFF. Quelles en seront les implications? Difficile à  dire, le discours du nouveau président s’étant révélé concis et prudent lors de la cérémonie d’ouverture. En revanche, on sait que le NIFFF se porte bien: la Confédération entend continuer à  soutenir cet événement qui a su se faire une réputation bien au-delà  de nos frontières.

 

Programmation amplifiée

Le NIFFF, cette année, a un budget total de 1’450’000 CHF, ce qui lui permet de projeter durant neuf jours et dans cinq salles différentes huitante longs métrages et dix-sept courts-métrages produits dans une trentaine de pays. Par ailleurs, cette année, un nouveau programme voit le jour: «Histoires du genre.» Celui-ci, disent les organisateurs, «propose un voyage temporel, géographique et artistique dans l’univers du cinéma fantastique. »

 

Le cinéma suisse répond présent

La compétition internationale représente la section phare du NIFFF, et, comme l’ont souligné les organisateurs, deux films suisses se trouvent cette année dans cette section. C’est une première! L’un des deux, « Chimères », a été réalisé par le Neuchâtelois Olivier Béguin. Ces Š«uvres sont sans doute la preuve qu’il y a bel et bien une place pour le cinéma suisse de genre.

 

En outre, et comme chaque année, un concours de courts-métrages suisses aura lieu lors du NIFFF. L’occasion de découvrir ce qui se fait au sein de ce domaine dans le terroir suisse.

 

Film d’ouverture

Comme chaque année, la cérémonie d’ouverture a été suivie d’un long métrage. Pour cette 13ème édition du NIFFF, c’est «Stoker», dernière création du brillant cinéaste sud-coréen Park-Chan Wook, qui a endossé ce rôle. Park-Chan Wook est une figure connue du festival: présent en personne à  Neuchâtel en 2007, son court-métrage «Night Fishing», tourné avec un iPhone, a été présenté au NIFFF en 2011.

 

On a cependant vu le réalisateur en meilleure forme – comme pour «Old boy» ou «Thirst». Non que «Stoker» soit un mauvais film: mais l’on ne peut affirmer que ce soit un chef-d’Š«uvre, loin s’en faut. Si la patte de Park-Chan Wook est belle et bien présente dès les premiers plans, si la mise en scène force au respect, aussi bien que la photographie, le film, lui, ne parvient pas réellement à  convaincre. Faute, peut-être, à  des ficelles hollywoodiennes. A vrai dire, ce n’est pas là  une réelle surprise, lorsqu’on sait que les producteurs du film ne sont autres que les frères Scott, que le scénariste est un certain Wentworth Miller, et que le casting est américano-britannique.

 

Toujours est-il que c’est sous les applaudissements du public que s’est terminée la projection de «Stoker», applaudissements qui rythmeront les neuf jours du festival sis à  Neuchâtel.