Culture | 25.06.2013

Neuchâtel fête la musique

Comme beaucoup d'autres villes à  travers le monde, Neuchâtel a célébré la musique durant le premier week-end du solstice d'été, les 21 et 22 juin. Tink.ch est allé prendre le pouls d'une manifestation en demi-teinte, mêlant découverte et déconvenue.
Crazy Pony, "The show must go on" en toutes circonstancesLa foule se presse devant la grande scène.
Photo: Vincent Allemandet

30 ans déjà  que ce bon vieux Jack Lang a mis en place la fête de la musique et contre toute attente, le concept a fait des émules. Se propageant au fil des ans à  travers le globe, la FDLM tend à  devenir un phénomène international. Pour sa seconde participation, la ville de Neuchâtel a mis à  la disposition des artistes différentes scènes sur le port et en centre-ville ainsi que toute l’infrastructure nécessaire. Après un début timide vendredi soir, la fête a battu son plein samedi tout en réjouissant les mélomanes de tout poil.

Acte 1, 21 juin : Le tour de chauffe

Quel calme… Le violent orage de la veille y est sans doute pour beaucoup: les Neuchâtelois sont restés chez eux. Les rues ont des allures de western aux antipodes d’un soir de liesse. Une fillette interpelle son papa « elle est où la fête? » Force est de constater qu’elle n’est pas la seule à  se poser la question.

Les artistes présents proposent des prestations de qualité sur les scènes éparses mais cela ne suffit pas. Les rythmes Cubains de Los Ratones ne réussissent pas à  déloger les mangeurs de saucisses de leurs bancs tout comme les membres de Stallfish qui, malgré une prestation tonique, ne rallient pas les badauds à  la rock attitude. Reste quelques surprenantes performances à  l’instar de Crazy Pony et de sa country acrobatique. En effet, Franck et Léa conquissent le public à  grand coup de « yeeeha » et de figures improbables. Une soirée mitigée en somme, pleine de bonne volonté mais manquant cruellement de spectateurs.

Acte 2, 22 juin : Enfin dans la course

Formidable remontée! Le public est présent et plus motivé que jamais, faisant oublier ainsi sa faible présence de la veille. La fête de la musique, c’est comme une boite de Cap’n Crunch, parfois on tombe sur une bonne surprise. Et cette bonne surprise se matérialise samedi sous la forme d’ un duo Bluesy des plus séduisants: The two. Entre simplicité, humour et intéraction gagnante avec la foule, le port de Neuchâtel s’anime sous une météo clémente. Ce n’est pas l’octogénaire qui se déhanche au milieu de la foule ponctuant ses sourires de « c’est super ! » qui nous dira le contraire.

S’en suivent des prestations variées contentant tous les styles telles qu’Interstellar Funk Connection et ses cuivres envoûtants ou Las Vegas Parano et son rock vintage. Plus dense et varié que la veille, le public déambule de scène en scène, butinant au passage les prestations offertes par les artistes dans une ambiance bon enfant et festive.

Coincée entre Festi’neuch et le Buskers Festival, la fête de la musique de Neuchâtel a encore un peu de mal à  trouver sa place et son public. Mais forte de groupes motivés et d’une organisation sans faille, elle est sur les rails du succès qu’elle mérite.