Culture | 11.06.2013

Grand saut

Texte de Juliette Ivanez | Photos de DR
Comme chaque année, les festivals suisses rivalisent de têtes d'affiche plus prestigieuses les unes que les autres. Et le Greenfield Festival, du 13 au 15 juin, ne déroge pas à  la règle.
Après avoir longuement pratiqué pour assouplir les muscles de mes doigts, c'est officiel: moi aussi, j'arrive à  le faire. En route pour le Greenfield!
Photo: DR

On peut se risquer à  le dire: à  chacune de ses éditions, le festival 100% rock d’Interlaken réunit une programmation à  faire pâlir d’envie les amateurs du genre. Face à  l’affiche, on ne sait plus où donner de la tête. Nos yeux la parcourent et le cŠ«ur sursaute à  chaque nouveau nom ou presque et l’on pense «mais c’est incroyable, tous ces groupes en même temps!».

 

Programme à  tomber

Pour les fans de rock, hard rock et métal, le Greenfield, c’est un peu un rêve de gosse qui se concrétise chaque année. Trois jours de concerts jusqu’au bout de la nuit, près de 30’000 festivaliers, bière à  gogo à  siroter sur la musique des groupes de sa jeunesse et des talents d’aujourd’hui. Je ne vais pas m’étendre sur le lineup, quelques noms suffisent à  mesurer l’ampleur de l’évènement: Rammstein, Queens of the Stone Age, The Prodigy, Nightwish, Within Temptation, NOFX, Ska-P et Slayer seront de la partie. Tous fameux dans leur genre, iconisés et même idolâtrés, ils se partageront les deux scènes avec une multitude de groupes dont le nom ne nous dit peut-être rien mais  qui promettent tout autant de bon son.

 

En terre inconnue

Alors chez Tink.ch Romandie, on s’est dit qu’il fallait quand même qu’on aille voir ça de près. Dès jeudi, une fidèle équipe de reportage bilingue sera donc sur place pour vous faire vivre le festival au plus près de sa folie. Eva, ma coéquipière, est une habituée des lieux. Il me semble qu’elle est née avec les cornes du diable sur chaque main et les yeux cerclés de noir, même si aujourd’hui les vestiges de son adolescence ne sont plus qu’un lointain souvenir. Peu importe, elle aime toujours autant la musique. Et ça me rassure qu’elle sache où l’on met les pieds. Moi, je ne sais pas vraiment à  quoi m’attendre. Pas du tout métaleuse dans l’âme, je voue quand même une admiration sans bornes au groupe finlandais Nightwish qui a bercé mes jeunes années. C’est une raison suffisante pour s’embarquer dans l’aventure Greenfield.

 

A deux jours du début du festival nous voilà  donc quasiment prêtes: ordis et appareils photo parés, il faut encore peaufiner les réglages logistiques de la minuscule caravane qui nous servira de maison. En effet, contrairement aux années précédentes, le trajet en train n’est plus inclus dans le ticket d’entrée – déjà  que le festival ne vend que des pass 3 jours au prix de 200 francs, c’est décidément un budget pour le festivalier lambda. Nous opterons donc pour la voiture, et autant en profiter pour tracter une coquille d’escargot qui vaut son petit pesant de confort (si vous ne le saviez pas encore, les journalistes sont douillets). Et direction les montagnes du Berner Oberland pour une plongée journalistique au cŠ«ur du plus grand festival rock de Suisse.