Culture | 06.05.2013

La diversité qui réunit

Le 3 mai à  l'EPFL, à  Lausanne, la musique est devenue reine d'une nuit et a enflammé les milliers de festivaliers pressés d'assister à  la 33ème édition du plus grand festival estudiantin d'Europe: le festival Balélec. La pluie n'a découragé personne et c'est armé de pèlerine, de parapluie et de bottes en caoutchouc que le public a dansé jusqu'aux lueurs de l'aube.
Le groupe genevois Stevans ouvre la soirée. Un début de soirée qui laisse présager une belle nuit de concert. Une voix entre le murmure et le chant, rythmée par des cris graves et surprenants pour le groupe de métal français Eths. La foule se presse devant la grande scène:une bonne façon de se réchauffer et d'oublier la pluie. Photos: © Joëlle Misson

La soirée débute avec Stevans, groupe suisse pop-rock, révélé sur les ondes en 2006 grâce à  sa chanson « Monday’s Wedding« . Après de nombreux concerts en Europe, un passage au Paléo et au Montreux Jazz Festival, c’est à  Balélec que le groupe s’arrête.

 

La musique énergique et les textes percutants du trio genevois séduisent rapidement le public. Il suffit alors de quelques minutes pour que la foule se presse devant la grande scène, serrée et évoluant au rythme de la musique. Une bonne façon de se réchauffer au son des notes entraînantes et d’oublier ainsi, pour un moment, la pluie et le froid de la nuit tombante. Des textes en anglais teintés de pop-rock, des mélodies rythmées et un trio de musiciens énergiques, une recette qui laisse présager une belle nuit de concerts!

 

Un univers sombre et torturé avec Eths

Au même moment, autre scène, autre atmosphère, avec le groupe de métal Eths. Bien loin des mélodies pop-rock, les festivaliers sont ici immédiatement plongés dans un tourbillon de notes sombres et puissantes.

 

On adore ou on déteste, mais en tout les cas cela ne laisse personne indifférent. Le groupe est charismatique et porté par la voix surprenante de la chanteuse qui nous transporte dans son univers sombre et torturé. Une voix entre le murmure et le chant, rythmée par des cris graves et surprenants nous font découvrir une atmosphère très métal, teintée d’originalité. Dans la foule, les pogos vont bon train et les têtes se balancent de bas en haut, cheveux longs au vent.

 

Un groupe qui ne peut passer inaperçu et qui marque les esprits, comme nous le confie une étudiante qui, loin d’apprécier la musique métal, marque la surprise de sa découverte: « Il n’empêche que c’est eux qui m’ont le plus marqué et que si tu me dis Balélec, je pense à  eux ».

 

Un programme explosif et éclectique

Et oui Balélec c’est aussi ça! Découvrir des nouveaux artistes et des styles de musique qu’on n’aurait peut-être jamais pensé écouter. Les uns se réchauffent aux sons des notes de reggae qui emplissent l’air, s’imprégnent des mélodies aux airs de rock qui se perdent dans la nuit tandis que les autres s’offrent un concert d’électro ou profitent de l’énergie d’une musique pop. Le choix est vaste et permet de faire la fête et de flâner au gré des notes et des envies entre les différentes scènes.

 

Une 33ème édition de Balélec à  la programmation variée donc, une jolie performance pour tous les goûts! Amateurs d’électro, rock, métal, reggae, ragga et bien d’autres, chacun a su trouver son bonheur dans ce tourbillon de musique éclectique. Une diversité qui met tout le monde d’accord quand il s’agit de s’offrir une belle nuit de fête.