Culture | 14.05.2013

Amour, turbulences, et clichés

En salles depuis quelques temps déjà , le film "Amour et turbulences" nous propose de partager un vol New York - Paris avec un ancien couple. Alors, vol tranquille ou mal de l'air?
Un film au niveau des comédies romantiques américaines qui plairont sans aucun doute aux amateurs du genre.
Photo: © Universal Pictures International France

Les réalisateurs le vantent et l’assument, la comédie romantique « Amour et turbulences », en salles depuis avril 2013, s’inspire largement des productions américaines. Le scénario, bien que relativement original, ne fait en effet pas de gros écart par rapport à  ses grands frères d’outre-Atlantique: une jeune fille un peu tête en l’air prend l’avion de New York pour Paris afin de rejoindre son fiancé avec qui elle se marie en fin de semaine. Par le plus grand des hasards, elle subit un changement de place dans l’avion qui la fait s’asseoir à  côté de son ex, un jeune homme séduisant qui multiplie les conquêtes et qu’elle n’a pas revu depuis trois ans. On revit par la suite l’ensemble de leur histoire en flash backs successifs qui font finalement évoluer la situation actuelle dans l’avion.

 

Durant les premières scènes du film, les personnages sont présentés par le biais de leurs préparatifs de départ respectifs. Première occasion pour les réalisateurs d’exposer fièrement leurs clichés américains que nous aurons la joie de retrouver tout au long du film. Alors que la jeune demoiselle est obligée de passer de post-it en post-it pour se rappeler de nourrir ses poissons rouges et de prendre ses valises, le jeune homme se réveille au lit avec une sombre inconnue – dont il peine à  se rappeler le prénom – et une grosse gueule de bois. Cliché relativement raisonnable si une seconde inconnue n’avait pas été encore ajoutée sur le canapé de Don Juan, histoire de bien faire comprendre aux spectateurs que cette personne n’a manifestement pas de coeur et est légèrement play-boy sur les bords.

 

Les personnages, justement, sont relativement agréables à  découvrir, notamment grâce au très bon jeu d’acteur de Ludivine Sagnier et de Nicolas Bedos, ce dernier interprétant finalement son propre personnage arrogant et égocentrique. On a donc d’autant plus de plaisir à  les regarder évoluer dans ce faux huis clos vers une fin qui arrive relativement rapidement, après une petite heure trente de film seulement.

 

Malgré un film relativement attendu et rempli de clichés qui ne lui rendent pas forcément service, il reviendra au spectateur de se faire une véritable opinion. Nous arrachant souvent un sourire sans nous faire rire, frôlant avec la vulgarité sans jamais y tomber, étant prévisible tout en nous surprenant à  quelques reprises, le film se balade sur un fil et le véritable suspens est finalement de savoir de quel côté il va tomber.

 

Un film au niveau des comédies romantiques américaines qui plairont sans aucun doute aux amateurs du genre notamment grâce aux deux acteurs principaux qui font un excellent travail tout au long de l’histoire. Un long métrage sans prise de tête qui vous fera passer une bonne soirée pluvieuse avec des amis ou en famille.

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